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Le premier livre a avoir prévu la sortie de la récession dès février 2009
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L'humeur de la semaine - 05 janvier 2012
Dans un monde de plus en plus chahuté, où la volatilité est extrême et où le court-termisme a force de loi, il est devenu particulièrement difficile d’établir des prévisions économiques et financières. Pour contourner cet obstacle grandissant, de nombreux économistes et prévisionnistes préfèrent se cacher derrière le consensus, en soutenant qu’il vaut mieux avoir tort avec tout le monde que raison tout seul. Si ce comportement n’est pas nouveau, il s’est quasiment généralisé à l’ensemble de la profession depuis le début de la crise des subprimes. Pis, à l’approche des élections présidentielles françaises, les pressions de toutes sortes et les partis pris vont définitivement prendre le dessus, si bien qu’il va devenir quasiment impossible d’obtenir de véritables analyses et prévisions indépendantes. Dans la perspective de cette triste évolution, soyez assurés que nous ne tomberons pas dans ce travers et que nous continuerons à établir nos prévisions en toute liberté et objectivité. Cela fait quinze ans que nous nous y employons, cela ne va pas changer de sitôt. En effet, le plus important n’est pas forcément d’avoir raison sur tout (cela est d’ailleurs illusoire), mais de réaliser des analyses et prévisions en toute transparence et en toute humilité. D’ailleurs, avant de présenter nos prévisions pour l’année 2012 (ce que nous ferons dans ces mêmes colonnes dès la semaine prochaine), nous allons nous livrer à notre exercice traditionnel de bilan de nos prévisions de l’année écoulée. Comme tous les ans, il y a les tops et les flops. Mais fort heureusement, comme cela s’observe quasiment chaque année, les premiers sont largement plus nombreux que les seconds. Excellente année à toutes et à tous.
L'humeur de la semaine - 15 décembre 2011
Même si l’année 2011 n’est pas terminée et pourrait donc nous réserver encore quelques mauvaises surprises, il est d’ores et déjà possible d’en dresser un premier bilan. Ce dernier pourrait presque tenir en deux mots : Grand Gâchis. En effet, il y a un peu plus d’un an, la croissance mondiale était forte et atteignait la barre symbolique des 5 %, contre une moyenne annuelle de 3,3 % de 1980 à 2009. Dans le même temps, après une récession historique, l’économie de la zone euro commençait à retrouver des couleurs et semblait par là même capable de surmonter la crise grecque et de sortir définitivement de la crise de la dette publique. A l’époque, nous communiquions autour du thème « la reprise est là, ne la gâchons pas ! ». Notre crainte résidait principalement dans une remontée hâtive du taux refi de la BCE et dans une appréciation excessive de l’euro/dollar, deux évolutions qui casseraient inévitablement la croissance eurolandaise. Et c’est malheureusement ce qui s’est produit. Et comme si ces erreurs stratégiques ne suffisaient pas, la BCE a alourdi la barque à deux reprises. Quant aux dirigeants politiques eurolandais, ils ont continué d’enfoncer le clou. En effet, plutôt que de relancer très vite la croissance, ils ont préféré multiplier les « sommets de la dernière chance », tous aussi vains les uns que les autres. Le dernier en date l'a encore confirmé. Une crise sans précédent, une dizaine de sommets « historiques » pour rien, des erreurs stratégiques impardonnables, un dogmatisme irreffréné et une démagogie insupportable... A l’évidence, 2011 est une année à oublier pour la France et pour la zone euro. A moins que 2012 ne soit encore pire…
L'humeur de la semaine - 07 décembre 2011
Le 18 décembre 2009, nous expliquions déjà dans ces mêmes colonnes comment la France s’était engluée dans ce que nous appelions le « syndrome du pouf ». Deux ans plus tard, non seulement rien n’a changé, mais la situation s’est même aggravée. En effet, de nombreux Français, et en particulier leurs dirigeants, refusent toujours d’endurer les difficultés. Aussi, plutôt que de lutter de front contre les dangers ou les crises économiques, au risque de se « faire mal » temporairement, ils préfèrent multiplier les protections et les perfusions publiques en tous genres. Cette gabegie de dépenses publiques est censée protéger l’économie française contre une chute trop violente. Ainsi, lorsqu’elle tombe, cette dernière s’affale sur un pouf qui lui permet donc d’amortir le choc et d’assurer une certaine paix sociale à court terme. En revanche, une fois bien installé dans le pouf, il est généralement très difficile de se relever. C’est là tout le problème des aides et autres stabilisateurs qui permettent, certes, de limiter les dégâts lors de la chute, mais empêchent ensuite l’économie de se redresser rapidement et fortement. Et ce, notamment à cause de leur coût exorbitant, imposant une pression fiscale extrêmement forte. Nous le vivons encore aujourd’hui, à l’heure où les plans de rigueur annoncés se focalisent sur une augmentation des impôts et oublient la nécessité de baisser les dépenses publiques. Pis, ils oublient que le seul moyen de sortir de la crise de la dette et plus globalement de la crise existentielle dans laquelle est plongée la zone euro réside dans la restauration de la croissance.
L'humeur de la semaine - 01 décembre 2011
Que ce soit lors de débats, de conférences ou d’échanges via internet, la même question revient sans cesse : «que ce passerait-t-il si la zone euro disparaissait ? » Face à cette interrogation extrême mais légitime, certains économistes, politiciens ou observateurs de la « chose économique » n’hésitent pas à botter en touche en soulignant que cette éventualité n’a aucun sens. La fin de la zone euro ? Le retour au franc ? « Impossible » disent-ils avec l’aplomb des technocrates qui dissertent sur l’avenir économique sans n’avoir jamais été sur le terrain. Ces donneurs de leçons ont clairement tort. Oui, il faut être honnête : même si nous ne le souhaitons pas, l’explosion de la zone euro et le retour au franc sont possibles. Compte tenu de la crise que traverse actuellement l’Union Economique et Monétaire (UEM), la probabilité de ce triste scénario s’accroît même de jour en jour. S’obstiner à vouloir faire croire le contraire est contre-productif. Cela ne ferait qu’aviver les tensions sociales au sein des différents pays. A l’évidence, si nous voulons sauver la zone euro, cette stratégie du dénigrement doit être abandonnée. En fait, il serait beaucoup plus opportun d’accepter ce cas de figure extrême et de réfléchir aux conséquences qu’il pourrait entraîner. C’est ce que nous nous proposons de faire ci-après. Nous verons notamment que si la sortie de la zone euro est tout à fait possible, elle se traduira forcément par une récession aggravée et durable, par une crise sociale sans précédent, mais aussi des guerres civiles, voire un conflit militaire. Bref, l'Europe et le monde s’engageront dans un « trou noir ».
L'humeur de la semaine - 18 novembre 2011
L'humeur de la semaine - 10 novembre 2011
Les analyses hebdomadaires