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Marchés : entre craintes et espoirs... 13/06
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"Quand la zone euro explosera..."
L'un des best-sellers des livres économiques en 2013
Le premier livre a avoir prévu la sortie de la récession dès février 2009
Plus de 15 000 exemplaires vendus
Merci aux 12500 signataires de la
petition pour une BCE responsable
Malheureusement, le combat continue...
Cliquez pour consulter la plaquette du cabinet ACDEFI
Economic World - 26 juin 2017
L'humeur de la semaine - 23 juin 2017
Un vent d’euphorie semble souffler sur la zone euro et sur la France depuis quelques semaines. Selon certains prévisionnistes, notamment ceux des organes officiels que sont la Commission européenne et l’INSEE, l’UEM et la France auraient d’ores et déjà retrouvé le chemin de la croissance forte, qui pourrait même avoisiner les 2,5 % dès 2018. A l’évidence, la réalisation d’une telle conjecture ne pourrait que nous faire plaisir. Seulement voilà : en économie, la magie n’existe pas. Autrement dit, pour pouvoir atteindre une croissance durable de 2,5 %, il faut un certain nombre d’ingrédients dont la France et la zone euro ne disposent pas pour le moment. Certes, la faiblesse des cours du pétrole et des matières premières au sens large, le caractère extrêmement accommodant de la politique de la BCE ou encore le maintien des taux d’intérêt obligataires sur des niveaux exagérément bas ont aidé et aideront encore la croissance économique. Pour autant, il s’agit là de conditions nécessaires mais pas suffisantes pour permettre à cette dernière d’atteindre 2,5 %. D’ailleurs, d’autres éléments conjoncturels agissent déjà à la baisse sur la dynamique économique : le ralentissement dans la plupart des pays émergents, Chine et Inde en tête, la remontée de l’euro, notamment face au dollar, ou encore les incertitudes géopolitiques internationales. Mais au-delà de ces évolutions conjoncturelles, certes non négligeables, le vrai handicap de la zone euro et plus particulièrement de la France, réside dans la faiblesse de leur croissance structurelle. Aussi, pour parvenir à ce niveau de 2,5 %, il faut engager de profondes réformes structurelles sur la fiscalité, le marché du travail ou encore le financement de l’économie, qui n’ont toujours pas été menées, en particulier en France. Autrement dit, ce ne sont pas quelques évolutions conjoncturelles favorables qui permettront de masquer les faiblesses structurelles de l’économie française. Dans ce cadre, nous sommes contraints de confirmer notre prévision d’une croissance française d’environ 1,3 % tant en 2017 qu’en 2018. Quant à l’atteinte durable des 2,5 %, elle ne sera possible qu’après la modernisation de l’économie française et donc, dans le meilleur des cas, pas avant 2020. Certes, mieux vaut tard que jamais. La question reste néanmoins de savoir si la population et les entreprises françaises auront la force d’attendre…
L'humeur de la semaine - 15 juin 2017
Après avoir été élu Président de la République française, Emmanuel Macron est donc sur le point de réaliser un raz-de-marée à l’Assemblée Nationale. Bravo ! Mais une question demeure : va-t-il engager la France dans une véritable « thérapie de choc bienveillante », dont elle a absolument besoin, ou alors va-t-il réaliser des réformettes et devenir ce que certains craignent encore, à savoir un « Hollande bis » ? En cas de besoin, nous lui rappelons ci-après qu’en dépit des apparences récentes, l’économie française reste au bord du gouffre et ne pourra pas supporter une nouvelle déception. Voilà donc les cinq catégories de mesures à prendre d’urgence pour (enfin !) sauver notre « douce France ». 1. Baisser la pression fiscale pour tous, les entreprises et les ménages, de façon claire. 2. Optimiser la dépense publique, notamment en réduisant les dépenses de fonctionnement. 3. Réduire le coût du travail, non pas évidemment en abaissant les salaires, mais en réduisant d’au moins 15 % les charges qui pèsent sur ces derniers. 4. Moderniser le marché du travail (cf. notre "Humeur" de la semaine dernière). 5. Favoriser le financement des entreprises et de l’innovation. Si, pour le moment, il ne s'agit là que d'un rêve, espérons que les nouveaux dirigeants du pays auront le courage d'engager la France sur la voie de la rédemption. Mais attention, notre thérapie de choc bienveillante doit être appliquée rapidement. En 2018, il sera effectivement trop tard. Et le pire deviendra inévitable.
Economic World - 12 juin 2017
Comme cela s’observe depuis quelques semaines, les statistiques relatives à la conjoncture internationale continuent de souffler le chaud et le froid. Aux Etats-Unis par exemple, les indices ISM des directeurs d’achat sont certes restés appréciables mais montrent que la croissance américaine demeure fragile. Dans l’industrie manufacturière, cet indicateur avancé de l’activité a atteint 54,9 en mai (contre 54,8 en avril). Dans les services, il a perdu 0,6 point sur un mois, à désormais 56,9. Piètre consolation pour « l’oncle Donald », la Chine commence également à ralentir. Ainsi, en mai, l’indice Caixin des directeurs d’achat dans l’industrie est repassé sous la barre des 50, une première depuis juin 2016. Avec un niveau de 49,6, il n’y a certes pas péril en la demeure, mais de quoi néanmoins conserver une certaine dose de prudence. En outre, après un net rebond début 2017, l’indice Nikkei des directeurs d’achat dans l’industrie a perdu 0,9 point en mai. Cependant, l’indice correspondant dans les services en a gagnés 2. De quoi confirmer que la croissance indienne devrait rebondir et se stabiliser autour des 7 % sur l’ensemble de l’année 2017. Plus globalement, il faut également noter qu’en mai, le nombre de pays connaissant une récession industrielle a augmenté à travers le globe, en l’occurrence neuf, contre cinq en avril. L’indice « Monde » a même perdu 0,1 point à 52,6. Un niveau toujours convenable, mais qui montre que la croissance mondiale sera bien proche de notre prévision, en l’occurrence 3,3 %.
L'humeur de la semaine - 08 juin 2017
A la lecture du « programme de travail pour rénover notre modèle social » diffusé le 6 juin par le gouvernement, une remarque s’impose : Emmanuel Macron est vraiment très fort. Et pour cause : il met sur la table une réforme historique du marché du travail français, tout en restant globalement flou, réussissant par là même à ne froisser personne, ce qui est évidemment de bon augure à quelques jours des élections législatives. Soyons clairs : ce projet est très loin d’être parfait. Il comprend notamment deux mesures dangereuses. D’une part, la hausse de la CSG, qui, selon nous, pèsera négativement sur la confiance et la consommation des ménages. D’autre part, l’indemnisation-chômage pour tous, y compris les démissionnaires. Ce qui est certes alléchant mais n’est absolument pas financé. Autrement dit, l’application de cette mesure creusera les déficits publics et suscitera forcément une remontée des taux d’intérêt des obligations d’Etat, freinant mécaniquement le peu de croissance qui se dessine pour les trimestres à venir. Pour autant, au-delà de ces deux bémols, certes conséquents, le mérite du nouveau Président français est d’oser enfin s’attaquer à l’un des grands handicaps de l’économie française, à savoir une rigidité et une complexité sans égal de son marché du travail. Pour l’illustrer, un simple fait vaut mieux que de longs discours : déjà épais de 2 600 pages en 2005, le code du travail français compte actuellement environ 3 500 pages, contre environ 100 pages en Suisse et 500 en Allemagne. Il est donc urgent d’engager une vraie réforme structurelle du marché du travail, qui, dans un monde idéal devrait, selon nous, passer par les mesures que nous présentons ci-après... Ambitieux ? Irréalistes ? Impraticables en France ? Peut-être. Le projet de l’actuel gouvernement en est d’ailleurs encore très loin. Mais rien n’est impossible. Alors, s'il vous plaît, Mesdames et Messieurs les nouveaux dirigeants du pays, cessez de faire comme vos prédécesseurs, en vous contentant de colmater les brèches et de faire du marketing. Ayez enfin le courage d'engager la France sur le chemin des réformes structurelles et de la modernité économique.
L'humeur de la semaine - 02 juin 2017
Enfin ! Plus de 25 ans après sa création, après avoir traversé de nombreuses crises financières et avoir même frôlé l’éclatement, la zone euro fait enfin l’objet de toutes les attentions de la Commission européenne, qui se dit prête à tout faire pour la sauver et relancer sa dynamique. C’est dans ce but qu’elle vient de présenter une petite liste de propositions destinées à faire oublier le gâchis de ces 25 dernières années. Car, ne l’oublions pas : l’Union Economique et Monétaire (UEM) et l’euro ont été créés pour concurrencer respectivement les Etats-Unis et le dollar. A la base, l’UEM devait ainsi devenir la zone de croissance la plus forte du monde développé et imposer l’euro comme monnaie internationale de réserves et de transactions. Or, vingt-cinq ans plus tard, force est de constater que c’est exactement le contraire qui s’est produit : sur le front des performances de croissance, la zone euro a effectivement été la lanterne rouge de la planète avec le Japon. Quant au dollar, en dépit d’une volatilité importante, son rôle de benchmark international est resté prédominant, avec pour nouveau challenger potentiel, non pas l’euro, mais le yuan. Cette absence d’efficacité économique rappelle un problème fondamental : la zone euro n’est pas terminée. En effet, cette dernière ne sera aboutie et donc crédible uniquement lorsqu’elle sera devenue ce que l’on appelle une zone monétaire optimale (ZMO), c’est-à-dire parfaitement unifiée à tous points de vue, comme par exemple les Etats-Unis d’Amérique, les Etats-Unis du Brésil ou encore l’Etat fédéral allemand. C’est d’ailleurs ce qui était prévu dans le traité de Maastricht, mais a été complètement oublié. Ne l’oublions jamais, la création de l’euro n’était qu’une étape visant à donner naissance à une union politique et fédérale. On peut être favorable ou opposé à cette dernière mais si on la refuse, il faut d’ores et déjà savoir que l’UEM finira par exploser, sortant donc de la crise de la dette par le bas, replongeant l’Europe dans un jeu non-coopératif et forcément destructeur. Après les récents dangers qui ont failli détruire la zone euro, il est donc urgent de ne plus se tromper...
L'humeur de la semaine - 26 mai 2017
Les marchés boursiers seraient-ils vraiment devenus insensibles ou alors complètement insensés ? En effet, pour la troisième fois consécutive, ces derniers sont restés impassibles face à la survenue d’un attentat dramatiquement meurtrier sur le territoire européen. Pire, ils ont même continué de progresser. Ainsi, le 16 novembre 2015 (premier jour de bourse après les attentats du 13 novembre 2015), le Cac 40 n'a baissé que de 0,1 % et le Dow Jones a progressé de 1,4 %. En cinq jours, le premier avait augmenté de 2,1 % et le second de 3,4 %. Bis repetita à la suite du drame du 14 juillet 2016 à Nice. Le 15 juillet, après avoir pourtant progressé de 7,3 % au cours des six jours précédents, le Cac 40 ne perd que 0,3 %. Au cours des huit jours suivants, il augmentera encore de 1,4 %. Quant au Dow Jones, il progressera de 1,2 % entre le 14 et le 20 juillet. Au lendemain du dramatique attentat de Manchester, un phénomène tout aussi dérangeant s’est produit : + 0,5 % pour le Cac 40, + 0,2 % pour le Dow Jones et seulement - 0,15 % pour le Footsie, qui a ensuite progressé de 0,4 % sur la journée du 24 mai. Comment peut-on expliquer de telles évolutions dans un tel contexte ? Un excès de volontarisme des investisseurs qui voudraient ainsi montrer aux terroristes et au monde qu'ils ne cèdent pas à la peur, faisant également preuve d’une résilience à toute épreuve ? Ou, au contraire, un manque de compassion des marchés, qui ne pensent qu'à leurs petits intérêts et à profiter de l'excès de liquidités ? Ou encore, les deux à la fois ? En fait, selon nous, cette progression des marchés boursiers en pleine psychose terroriste et alors que la croissance économique ne s’accélère plus à l’échelle de la planète et commence même à ralentir dans certains pays, notamment en Chine, montre simplement que la bulle boursière se poursuit et s'exacerbe. Dans ce cadre, le dégonflement de cette bulle dans les prochains mois n'en sera que plus brutal. Explications et prévisions...
Economic World - 22 mai 2017
Comme nous l’évoquions il y a quelques semaines, cela reste un des grands mystères de la conjoncture récente : En dépit de la bonne santé des indicateurs avancés (tels que les indices des directeurs d’achat ou ceux du climat des affaires), la croissance est restée molle dans le monde développé. Eurostat vient ainsi de confirmer que le PIB de la zone euro a progressé de 0,5 % au premier trimestre 2017, entraînant une baisse de 0,1 point de son glissement annuel à 1,7 %. C’est certes correct, mais loin des 2,5 % que laissaient anticiper les indicateurs avancés. C’est évidemment toujours mieux que le petit 0,8 % de la France, qui accuse ainsi une diminution de 0,4 point sur un trimestre. Ce qui constitue la plus forte baisse au sein de la zone euro. Pour un pays où tout va mieux, cela est un peu problématique. Même en Italie, où un décrochage similaire s’est observé, le glissement annuel du PIB n’a perdu « que » 0,2 point à 0,85 % précisément. Encore plus grave et sans surprise, la Grèce est retombée en récession, confirmant que les perfusions permanentes de la zone euro ont été incapables de sortir la Grèce de l’ornière. Pour ceux qui croient que la crise grecque est terminée, ils feraient mieux de méditer cette triste réalité, qui risque d’ailleurs de se détériorer davantage avec la récente remontée de l’euro. Une détérioration qui ne manquera pas de toucher les autres pays de l’UEM et notamment la France qui, juste après la Grèce, est le pays qui affiche le plus mauvais résultat de la zone euro au premier trimestre. Mais chut ! Puisqu’on vous dit que tout va bien et que tout va aller de mieux en mieux...
L'humeur de la semaine - 18 mai 2017
On m'accuse parfois d'excès de pessimisme. Dernièrement, un investisseur m’a même qualifié de « cygne noir ». Même si je suis aguerri face aux critiques, je dois avouer que je ne suis pas insensible à ce type de jugement, pour la simple raison que je suis tout sauf pessimiste. En fait, bien loin de ce vrai défaut, je suis un optimiste acharné. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, en dépit des déboires de l'économie française et du manque de courage des dirigeants hexagonaux depuis des années, je continue de préconiser, notamment dans mes deux derniers livres « Guérir la France La thérapie de choc » et « La fin d'un monde », des recettes pour sortir notre « douce France » de l'ornière économique et sociétale. Pour autant, si je refuse de céder au pessimisme maladif et au « déclinisme », je me dois et nous nous devons collectivement d'être réalistes. C'est dans ce cadre que je m'impose de dire la vérité et d'analyser les chiffres de l'économie française et l’évolution des marchés financiers avec honnêteté et impartialité. Autrement dit, j’ai toujours refusé de devenir un pessimiste invétéré et d’être considéré comme tel. En revanche, quelles que soient les pressions, je continue et continuerai de dire la vérité. Ainsi, en dépit de l’euphorie ambiante qui voudrait que la France va très vite retrouver la croissance forte et que les marchés boursiers vont encore flamber, je dois vous mettre en garde contre la forte probabilité de déceptions face à ces espoirs. Et ce d'autant que les risques extra-économiques sont nombreux : dangers géopolitiques et militaires, notamment en Corée du Nord et au Moyen-Orient, menace de destitution du Président Trump, risques d'attentats et de désordres sociaux un peu partout en Europe, sans oublier les sempiternelles crises grecques, mais aussi les risques bancaires en Chine et à travers le monde, qui sont, pour l’instant enfouis dans l’inconscient collectif mais qui demeurent incandescents. Dans ce cadre, je maintiens ma prévision d’une baisse d’au moins 15 % des grands indices boursiers dans les six prochains mois, avec une croissance économique d’au mieux 3,3 % pour la planète et d’environ 1 % pour la France. Croyez-moi, j'aimerais vraiment annoncer de meilleures nouvelles pour l'économie française et pour l’avenir des marchés financiers, mais je ne suis pas magicien. Je me contente simplement de dire la vérité et d'établir mes prévisions sur la base de la réalité économique...
L'humeur de la semaine - 12 mai 2017
Ouf ! En dépit d’un vote à 50 % pour des partis extrémistes au premier tour des présidentielles, les Français se sont finalement bien rattrapés au second tour en élisant Emmanuel Macron avec plus de 66 % des voix. Ce n’est certes pas les 82 % de Jacques Chirac de 2002, mais c’est néanmoins suffisant pour éloigner le spectre de la fin de l’euro pendant au moins cinq ans. Si cette victoire sans difficulté était attendue (nous l’annoncions d’ailleurs la semaine dernière dans ces mêmes colonnes), le vrai coup de tonnerre réside dans l’élection à la tête de la sixième puissance économique mondiale et qui dispose notamment de la force de dissuasion nucléaire, d’un jeune homme de 39 ans, qui n’avait jamais gagné d’élection jusqu’alors (il ne s’était d’ailleurs jamais présenté) et qui était complétement inconnu il y a environ trois ans. Certes, comme le dit Don Rodrigue dans « Le Cid » de Corneille : « la valeur n’attend pas le nombre des années ». Pour votre serviteur qui a été chef économiste d’une grande banque à l’âge de 27 ans, cette tirade est une véritable devise. Elle l’est également, et à juste titre, pour toute une partie de la jeunesse française et du monde qui est prête à se retrousser les manches pour réussir et à faire de notre planète un monde meilleur. Dans ce cadre, l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée constituera certainement un catalyseur de motivation et ne manquera sûrement pas de redorer le blason de la France à travers le globe. Dire qu’il y a environ an, certaines personnes (dont je tairai le nom pour des raisons évidentes de confidentialité) m’avaient annoncé que M. Macron serait le futur Président de la République française ! Je ne les ai évidemment pas crues, mais tout s’est déroulé « comme prévu »… Manipulations ? Complots ? Connivence des médias ? Pure chance ? Les quatre à la fois ? Nous ne le serons peut-être jamais. Toujours est-il qu’après le vote en faveur du Brexit outre-Manche, puis la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, le succès de « Manu » dans l’Hexagone nous confirme, une fois encore, que nous assistons bien à « la fin d’un monde ». Mais, attention, c’est certainement la dernière chance qui est donnée à la France de retrouver le chemin du dynamisme économique, de la croissance soutenue et de l’emploi vigoureux. Car, si, jusqu’à présent et notamment en 2017, nous avons évité le pire, ce dernier risque de devenir inévitable en 2022 si l’économie française n’a pas été modernisée et si son taux de chômage reste toujours aussi élevé, en particulier pour les jeunes, qui, d’ores et déjà et malheureusement, votent massivement pour des partis extrémistes. Plus que jamais, il est donc urgent de sauver la France...
Economic World - 08 mai 2017
L'humeur de la semaine - 04 mai 2017
Indigne de la sixième puissance économique mondiale ! Telle pourrait être la synthèse du débat de l’entre-deux tours. En fait, ce dernier a été à l’image de la campagne des présidentielles 2017 : fatiguant, agressif et au ras des pâquerettes. En un mot : catastrophique. Dès l’issue du premier tour, il n’y avait d’ailleurs pas de quoi pavoiser avec 50 % des votes en faveur de partis extrémistes et/ou fantaisistes. Avec le débat du 3 mai, une nouvelle porte a été enfoncée : violence, impréparation, contre-vérités, raisonnements fallacieux. Evidemment, l’essentiel de la responsabilité de ce naufrage revient à Marine Le Pen qui a montré combien sa stratégie de sortie de l’euro n’avait aucun sens si ce n’est d’envoyer la France et l’Europe dans un trou noir suicidaire. De la sorte, il paraît donc clair qu’Emmanuel Macron sera, sans difficulté, le prochain Président de la République française. Dès dimanche soir, nous devrions donc tous pousser un « ouf ! » de soulagement. Cependant, plusieurs questions déterminantes se posent : M. Macron aura-t-il une majorité nette pour gouverner ? De quelle majorité s’agira-t-il ? Devra-t-il composer avec une majorité de droite, ouvrant la voie à une cohabitation ? Ou alors, aucune majorité ne sortira-t-elle des législatives, ce qui plongerait la France dans une crise de gouvernance durable ? A l’évidence, les risques politiques demeurent élevés et pourraient entraver la bonne marche de l’économie française et plus globalement de la zone euro au cours des prochains trimestres. D’où une question essentielle : comment la France en est-elle arrivée là ? Comment le niveau de son débat politique et économique a-t-il pu tomber si bas ? Deux réponses principales nous paraissent devoir être mises en avant. D’une part, le manque de courage des dirigeants politiques depuis trente ans, qui a empêché la France de moderniser ses structures économiques et qui l’a plongée dans la croissance molle et le chômage de masse. D’autre part, le manque de culture économique qui a maintenu de trop nombreux Français dans l’ignorance et les a malheureusement incités à se laisser tenter par les partis extrémistes. Sachez que, comme je le fais depuis bientôt vingt-cinq ans, je continuerai de tout faire pour démocratiser l’économie et développer la culture économique des Français. J’espère simplement que, comme je l’ai régulièrement vécu et en particulier depuis cinq ans, on cessera de me mettre des bâtons dans les roues…
L'humeur de la semaine - 28 avril 2017
Comme nous l’espérions la semaine dernière dans ces mêmes colonnes, le pire a bien été évité lors des élections présidentielles françaises. En effet, le duel « Le Pen - Mélenchon », un temps craint pour le deuxième tour n’aura pas lieu. Ouf ! Certes, le scénario idéal « Macron - Fillon », qui aurait pu déboucher sur un vrai débat d’idées, digne de la sixième puissance économique mondiale, ne se produira pas non plus. Nous aurons donc droit à un duel « Macron - Le Pen », qui, compte tenu de la nette avance de l’ancien ministre de l’économie sur la patronne du Front national lors du premier tour, a rassuré les marchés. Pariant également sur le traditionnel front républicain pour éviter toute mauvaise surprise, ces derniers ont même flambé dans un premier temps. Sur la seule journée du lundi 24 avril, le Cac 40 a ainsi progressé de 4,1 %. Pour autant, comme cela était également très prévisible, le soufflé est très vite retombé. Et pour cause : les exemples du Brexit et de la victoire de Donald Trump nous ont montré qu’il ne fallait surtout pas aller trop vite en besogne. D’ores et déjà les résultats du premier tour des présidentielles françaises sont loin d’être aussi euphoriques qu’ils pourraient apparaître. Tout d’abord, parce qu’environ 50 % des votes se sont portés sur des partis anti-européens, voire pro-Frexit. Encore plus inquiétant, bien loin de la mobilisation qui avait suivi le choc du 21 avril 2002 et finalement consacré une nette victoire de Jacques Chirac sur Jean-Marie Le Pen au second tour, la fille de ce dernier semble faire jeu égal avec le fils spirituel de François Hollande. Pourtant, pour tout esprit normalement constitué, il ne devrait pas y avoir d’équivoque : mieux vaut « Hollande-bis » que le « trou noir » ! Et attention, si Marine Le Pen réussit à passer la barre des 40 %, l’image internationale de la France risque d’en prendre un sacré coup et pour longtemps. Pour éviter d’en arriver là, il serait donc grand temps que les dirigeants politiques français se mobilisent et aussi qu’Emmanuel Macron muscle son discours et son programme...
L'humeur de la semaine - 20 avril 2017
Dans quel état serons-nous lundi matin prochain ? En pleine panique, avec un second tour « Le Pen - Mélenchon », dans le doute avec « Macron ou Fillon - Le Pen » ou alors rassurés avec « Macron - Fillon » ? Dans le premier cas, la France devra choisir entre la peste et le choléra, c’est-à-dire entre la fin de la zone euro et le collectivisme. Dans les deux cas, cela signifiera la fermeture des frontières économiques et financières, le contrôle des changes et une crise économico-sociétale sans précédent depuis la seconde guerre mondiale. Compte tenu de ces piètres perspectives, il est clair que les marchés vont sur-réagir. Dès lors, il faudra se préparer à un effondrement d’environ 15 % du Cac 40 sur la seule journée du 24 avril, et à une remontée très rapide et massive des taux d’intérêt à dix ans des obligations de l’Etat français. La barre des 2,5 % pourrait être dépassée en quelques heures, avec un objectif de 8 % au cours des jours suivants. La récession fera son grand retour et le taux de chômage flambera vers les 12 % assez rapidement. Bref, tous aux abris, du moins pour ceux qui réussiront à en trouver. Dans le second cas de figure « Macron ou Fillon - Le Pen », les marchés boursiers et obligataires devraient également baisser, compte tenu de la percée des partis extrémistes et de la présence pour la deuxième fois en quinze ans du Front national au second tour des présidentielles. Cependant, leur repli sera certainement d’une ampleur modérée, compte tenu du probable sursaut républicain du second tour. Enfin, dans le troisième et heureux cas où les Français auront su tourner le dos aux extrémismes de gauche et de droite, une belle progression du Cac 40 et des bourses mondiales devrait rapidement s’observer. Quant aux taux longs, ils resteraient contenus, sans pour autant baisser fortement, compte tenu de la faible probabilité d’une nette baisse du déficit public français à court terme. Cependant, il n’y aura pas de quoi bouder notre plaisir, dans la mesure où les Français pourront bénéficier d’un véritable débat présidentiel, avec notamment une meilleure explicitation des mesures économiques des deux candidats en lice. Avouons que cela fait du bien de rêver un peu. Mais finalement pourquoi pas ? N’oublions pas que le pire n’est jamais certain, ni en politique, ni en économie et encore moins sur les marchés financiers…
Economic World - 18 avril 2017
Une grande majorité des Français reste persuadée que le fléau du chômage est dû à l’économie de marché et a fortiori au libéralisme. Pourtant, au regard des statistiques harmonisées, force est de constater que plus les pays refusent le libéralisme et au sens large la modernité économique, plus leur chômage est élevé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le taux de chômage est de 3,9 % en Allemagne, 4,5 % aux Etats-Unis, 4,7 % au Royaume-Uni, 6,5 % au Canada, contre 11,9 % en Italie, 10 % en France et 9,5 % pour l’ensemble de la zone euro. Autrement dit, il y a bien plein-emploi aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, mais chômage de masse structurel dans la zone euro et notamment en France. Une situation tout aussi triste s’observe sur le front du chômage des jeunes, puisque le taux de chômage des moins de 25 ans est quasiment identique en France et au Portugal aujourd’hui (en l’occurrence 23,6 % et 25,4 %), alors qu’un écart de 15 points prévalait en 2013. La comparaison avec la Pologne (qui n’est certes pas dans la zone euro) est encore plus cocasse, puisque le taux de chômage des moins de 25 ans y était de quasiment 43 % en 2003, 27 % en 2013 et 14,5 % aujourd’hui. Que dire alors lorsqu’on observe ce même taux de chômage des jeunes en Allemagne (6,6 %) et au Royaume-Uni (11,9 %) ? Pas grand-chose, si ce n’est « quel dommage que de trop nombreux Français et la quasi-totalité de leurs dirigeants politiques n’aient toujours pas compris ! »
L'humeur de la semaine - 13 avril 2017
25 % pour Marine Le Pen, 19 % pour Jean-Luc Mélenchon, 8 % pour les Dupont-Aignan, Poutou, Lassalle, Assélineau et Arthaud. Non, vous ne rêvez pas : selon les derniers sondages, 52 % des électeurs de la sixième puissance économique mondiale, qui dispose de la dissuasion nucléaire et dont la devise est « liberté, égalité, fraternité », sont prêts à voter pour des candidats extrémistes, qui prônent, pour les uns, la fermeture des frontières, pour les autres, le retour du communisme et qui, dans leur ensemble, souhaitent casser définitivement la construction européenne. Face à une telle dérive, il est clair que les investisseurs et les marchés financiers, mais aussi les chefs d’entreprise et les citoyens clairvoyants commencent à être affectés par une crise d’angoisse. Car soyons clairs : en cas de victoire de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon à la Présidentielle de 2017, nous assisteront à une crise type « Lehman Borthers », mais puissance dix. Le pire est que, comme souvent, ce sont les plus favorisés qui parviendront à s’en sortir, tandis que ceux qui souffriront le plus seront les moins aisés, qui auront justement voté pour ces partis extrémistes. Le cas de la crise grecque nous en fournit d’ailleurs un exemple cuisant. En effet, lors de cette dernière et à l’approche de la victoire du parti d’extrême gauche d’Alexis Tsipras, 200 milliards d’euros ont quitté la Grèce. Ceux qui disposaient de ce patrimoine ont donc pu sauver les meubles. Par contre, ceux qui ont payé et qui continuent de souffrir sont les classes moyennes et défavorisées, qui avaient justement voté pour Tsipras. Avant que cela ne se reproduise en France, il serait donc bon que les électeurs soient conscients de ce qui se produira si le Front National ou le Front de gauche arrive au pouvoir. le Front national, tout comme le Front de gauche, ne proposent pas la fin d’un monde, mais la fin du monde… Dans ce cadre, et en espérant que les Français ne feront pas le choix du pire, mieux vaut prévenir que guérir. Il faut donc s’alléger sur les marchés boursiers et obligataires et, si possible, ne pas laisser plus de 100 000 euros sur ses comptes courants et d’épargne, quitte à en multiplier le nombre. Car, au-delà de ce montant, la « grande faucheuse » risque de faire des dégâts… Nous sommes prévenus, il ne faudra pas se plaindre le jour d’après…

L'humeur de la semaine - 06 avril 2017
Le Front National aux portes du pouvoir ? Mélenchon à plus de 15 % des intentions de vote ? Une campagne présidentielle surréaliste où les programmes ne sont quasiment pas évoqués et qui a notamment été marquée par des débats relevant de la « télé-réalité » indignes d’une grande puissance comme la France. Face à de telles dérapages, une question s’impose : Comment en est-on arrivé là ? Comment la France, qui disposaient d’une croissance structurelle de 2,5 % au début des années 1990, avec une dette publique de moins de 60 % du PIB et qui était alors le leader politico-économique de l’Europe, a pu tomber si bas ? La réponse est malheureusement simple : cette descente aux enfers s’explique principalement par le manque de courage et la démagogie des dirigeants du pays. En effet, au cours des vingt dernières années, ces derniers ont eu trois occasions claires d’engager l’Hexagone sur la voie de la modernisation économique, ce qui lui aurait permis d’améliorer sa croissance, de réduire ses déficits et d’éviter par là même de plonger dans la spirale de la dette. Malheureusement, ces trois « aubaines » ont été littéralement gâchées (par Jospin, Chirac et Sarkozy, Hollande finissant par enfoncer le clou). Face à de tels gâchis, la France est donc naturellement tombée dans la marmite de la « bulle de la dette », perdant au passage son leadership économico-politique européen au profit de l’Allemagne. Et ce n’est évidemment pas le mandat de François Hollande qui a permis d’inverser la tendance. Bien au contraire. Abreuvés de mensonges pendant trente ans, les Français sont désormais désabusés. Si bien qu’aujourd’hui une majorité d’entre eux semblent prêts à voter pour des partis extrémistes qui ne feront évidemment que le malheur de notre « douce France ». Mais peut-être faut-il passer par la crise politique qui arrive pour enfin prendre les bonnes mesures et sortir de plus de vingt ans de gâchis. Gardons l’espoir…
L'humeur de la semaine - 30 mars 2017
A en croire les sondages relatifs aux élections présidentielles françaises, environ 50 % des électeurs vont opter pour un candidat qui prône le Frexit et plus globalement la fin du capitalisme européen. Tout un programme ! Pour ceux qui en doutent encore, la France serait donc bien l'un des derniers pays communistes de la planète, à côté de Cuba (qui commence d’ailleurs à changer de bord) et de la Corée du Nord, la Chine n'ayant de communiste que le nom et constituant certainement l'un des pays au monde où la recherche du profit est la plus forte. Si cette analyse excessive peut susciter le rire, force est malheureusement de constater qu'elle n'est pas dénuée d'une certaine part de vérité. En effet, la France est un pays dans lequel le poids des dépenses publiques dans le PIB (en l’occurrence 57,1 %) figure parmi les plus élevés du globe. Seuls certains petits pays font « mieux » que nous : les îles Kiribati, les Tuvalu, le Sud Soudan, la Micronésie, le Lesotho, les îles Marshall et la Finlande. Un club « très select », dont l’appartenance n’est vraiment pas aisée... Le pire est que la France se paie le luxe d'entretenir des dépenses publiques pharaoniques avec pour seuls résultats : une croissance molle, un chômage élevé, un accroissement des inégalités sociales et de la pauvreté. Certains diront alors que, justement, si ces dépenses n'étaient pas là, la situation serait encore plus dramatique. Et c'est justement là que la France commence à sombrer dans le communisme. Car, si pratiquer un laxisme budgétaire depuis trente ans sans résultats positifs peut, à la rigueur, se comprendre pour des raisons bassement politiciennes liées à la volonté des dirigeants politiques d'être élus ou réélus, vouloir encore augmenter la facture devient grotesque et surtout dangereux. Aussi, pour sortir la France de sa lutte des classes viscérale et par là même de son immobilisme structurel, il n'y a qu'une seule solution : redonner de l'espoir à une population et à une jeunesse en mal de repères. Et cela ne passera certainement pas par une augmentation des dépenses publiques et des perfusions diverses et variées qui sclérosent la société. Comme diraient nos jeunes : « tout ça, c’est de la flûte ! » Cela passera, au contraire, par la libération des énergies et de l'esprit d'initiative qui ne pourront s'opérer que par une réduction des pressions fiscales, réglementaires et budgétaires. Pour y parvenir, il faudra également augmenter la culture économique des Français et sortir du vieux carcan anticapitaliste qui est malheureusement trop présent dans les manuels scolaires et ailleurs. Cela permettra notamment de faire comprendre aux jeunes et aux moins jeunes que si le système capitaliste n'est évidemment pas parfait, il est le seul capable de fonctionner, comme l'ont montré les échecs cuisants des autres expériences. Dès lors, ce n'est pas en le détruisant que l'on créera un monde meilleur, mais en améliorant son fonctionnement.
Les analyses hebdomadaires
Un vent d’euphorie semble souffler sur la zone euro et sur la France depuis quelques semaines. Selon certains prévisionnistes, notamment ceux des organes officiels que sont la Commission européenne et l’INSEE, l’UEM et la France auraient d’ores et déjà retrouvé le chemin de la croissance forte, qui pourrait même avoisiner les 2,5 % dès 2018. A l’évidence, la réalisation d’une telle conjecture ne pourrait que nous faire plaisir. Seulement voilà : en économie, la magie n’existe pas. Autrement dit, pour pouvoir atteindre une croissance durable de 2,5 %, il faut un certain nombre d’ingrédients dont la France et la zone euro ne disposent pas pour le moment. Certes, la faiblesse des cours du pétrole et des matières premières au sens large, le caractère extrêmement accommodant de la politique de la BCE ou encore le maintien des taux d’intérêt obligataires sur des niveaux exagérément bas ont aidé et aideront encore la croissance économique. Pour autant, il s’agit là de conditions nécessaires mais pas suffisantes pour permettre à cette dernière d’atteindre 2,5 %. D’ailleurs, d’autres éléments conjoncturels agissent déjà à la baisse sur la dynamique économique : le ralentissement dans la plupart des pays émergents, Chine et Inde en tête, la remontée de l’euro, notamment face au dollar, ou encore les incertitudes géopolitiques internationales. Mais au-delà de ces évolutions conjoncturelles, certes non négligeables, le vrai handicap de la zone euro et plus particulièrement de la France, réside dans la faiblesse de leur croissance structurelle. Aussi, pour parvenir à ce niveau de 2,5 %, il faut engager de profondes réformes structurelles sur la fiscalité, le marché du travail ou encore le financement de l’économie, qui n’ont toujours pas été menées, en particulier en France. Autrement dit, ce ne sont pas quelques évolutions conjoncturelles favorables qui permettront de masquer les faiblesses structurelles de l’économie française. Dans ce cadre, nous sommes contraints de confirmer notre prévision d’une croissance française d’environ 1,3 % tant en 2017 qu’en 2018. Quant à l’atteinte durable des 2,5 %, elle ne sera possible qu’après la modernisation de l’économie française et donc, dans le meilleur des cas, pas avant 2020. Certes, mieux vaut tard que jamais. La question reste néanmoins de savoir si la population et les entreprises françaises auront la force d’attendre…
A suivre du 26 au 30 juin :
- Lundi 26, 10h (heure de Paris) : léger recul de l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne.
- Lundi 26, 14h30 : rebond correctif et limité des commandes de biens durables aux Etats-Unis.
- Lundi 26, 18h : le chômage repart à la hausse en France.
- Mardi 27, 16h : l’indice du Conference Board de confiance des ménages américains recule légèrement.
- Mercredi 28 8h45 : stabilisation de l’indice INSEE de confiance des ménages dans l’Hexagone.
- Mercredi 28, 14h30 : le déficit de la balance des marchandises recule modestement aux Etats-Unis.
- Jeudi 29, 8h : baisse modérée de l’indice GfK de confiance des ménages allemands.
- Jeudi 29, 11h : quasi-stabilisation de l’indice de sentiment économique dans la zone euro.
- Jeudi 29, 14h : l’inflation allemande se stabilise à 1,4 %.
- Jeudi 29, 14h30 : la faiblesse de la croissance américaine au premier trimestre est entérinée.
- Vendredi 30, 1h30 : stabilisation du taux de chômage japonais à 2,8 %.
- Vendredi 30, 8h45 : la consommation des ménages repart à la baisse en France.
- Vendredi 30, 8h45 : l’inflation française stagne à 0,8 %.
- Vendredi 30, 8h45 : en France, la dette publique atteint 96,5 % du PIB au premier trimestre.
- Vendredi 30, 9h55 : le taux de chômage se stabilise à 5,7 % en Allemagne.
- Vendredi 30, 10h30 : nouvelle confirmation de la croissance britannique à 2 % au premier trimestre.
- Vendredi 30, 11h : stabilisation de l’inflation eurolandaise à 1,4 %.
- Vendredi 30, 14h30 : progression modérée des revenus et de la consommation des ménages aux Etats-Unis.
- Vendredi 30, 16h : confirmation de la nette baisse de l’indice Reuters/Université du Michigan de confiance des consommateurs américains.