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Economie et Stratégie - 06 septembre 2010
L'humeur de la semaine - 03 septembre 2010
Economie et Stratégie - 31 août 2010
L'humeur de la semaine - 26 août 2010
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Economie et Stratégie - 23 août 2010
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A chaud - 26 juillet 2010
Economie et Stratégie - 12 juillet 2010
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Economie et Stratégie - 05 juillet 2010
L'humeur de la semaine - 01 juillet 2010
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Economie et Stratégie - 30 juin 2010
L'humeur de la semaine - 25 juin 2010
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Politics - 23 juin 2010
Economie et Stratégie - 23 juin 2010
L'humeur de la semaine - 17 juin 2010
Economie et Stratégie - 14 juin 2010
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Economie et Stratégie - 07 juin 2010
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Au sommaire cette semaine :
Si certains Français osaient encore ne pas y croire, c’est désormais une certitude : après 2012, quelle que soit l’issue des élections présidentielles, la France se lancera dans une phase d’augmentation de sa pression fiscale. Dans la mesure où cette dernière est d’ores et déjà l’une des plus élevées du monde, il est de notre devoir, en tant qu’économistes indépendants, de souligner que cette perspective constitue un important danger pour l’avenir de notre « douce France ». En effet, depuis une vingtaine d’années, les différents gouvernements français ont apporté la même réponse à l’ensemble des problèmes économiques hexagonaux : une augmentation conjointe des dépenses publiques et de la pression fiscale. Avec pour principaux résultats : moins de croissance, moins d'emploi et plus de pauvreté. Est-ce cela que nous souhaitons proposer à nos enfants ? Alors Mesdames et Messieurs les dirigeants politiques, tous bords confondus, il serait donc grand temps d’arrêter la démagogie, l’irresponsabilité économique et le manque de courage politique. La France est proche du point de non-retour, il est indispensable de réagir avant qu’il ne soit trop tard.
Comme chaque année, la rentrée de septembre suscite toutes les inquiétudes. Ainsi, après le « break » de l’été, c’est traditionnellement le moment de remettre les pendules à l’heure et peut-être aussi de se remettre en question. Chacun s’interroge sur son avenir personnel et professionnel, mais aussi sur celui de l'environnement économico-financier. Face à ces inconnues, deux comportements sont possibles : soit l’enthousiasme du renouveau, soit la crainte d’un avenir difficile. Depuis trois ans et le début de la crise, il faut malheureusement reconnaître que c’est plutôt le second sentiment qui prédomine. Et ce, tant pour les Etats que pour les marchés, les entreprises ou encore les particuliers. Cette année se situe peut-être encore un degré au-dessus sur l’échelle des inquiétudes, dans la mesure où après quasiment trois années de vaches maigres, les acteurs économiques de la planète se sont mis à croire à la reprise. Dès lors, une nouvelle déception pourrait replonger le monde économico-financier dans un accès de pessimisme auto-entretenu duquel il sera particulièrement difficile de sortir. Cependant, après une rentrée chaude et difficile un peu partout à travers le monde tant sur le plan économique et financier que d’un point de vue social (notamment en France), l’automne et la fin 2010 devraient plutôt nous réserver de bonnes surprises...
C’est donc le retour en force du défaitisme et de la « Bear Attitude » sur les marchés. En effet, après deux ans d’erreurs liées à un excès de pessimisme, les Cassandre ont repris du poil de la bête grâce à la crise grecque et ont désormais retrouvé des ailes grâce à la publication d’indicateurs faisant état du ralentissement de la croissance aux Etats-Unis. Dès lors, alors qu’il s’était fait oublié depuis plus d’un an, le spectre de la debt deflation est revenu hanter les esprits. Certes, il ne faut pas se voiler la face : ce scénario catastrophe est possible. Toutefois, il devrait encore être évité cette année. En effet, les craintes d’un « W » américain sont amplement exagérées. En fait, après la forte reprise de la fin 2009 et du début 2010, les Etats-Unis connaissent simplement un ralentissement logique. Il n’y a donc absolument pas de quoi paniquer...
Depuis la publication des premières estimations de croissance pour le deuxième trimestre des deux côtés du Rhin, le débat fait rage : et si l’Allemagne était tout simplement en train de reprendre sa place de champion économique européen, loin devant ses partenaires de la zone euro, et en particulier de la France ? Certes, au sortir du deuxième trimestre 2010, les PIB allemand et français restent tous deux inférieurs à leur niveau d’avant crise, mais dans une proportion quasiment identique : respectivement - 2,7 % et - 2,2 %. Autrement dit, si le gouvernement français a souvent défendu au cours des derniers trimestres que sa politique de soutien à l’activité a été meilleure qu’en Allemagne, ce n’est désormais plus le cas. Et c’est là que le bât blesse, car, pour parvenir au même résultat, la France a continué d’augmenter massivement ses dépenses publiques, tandis que l’Allemagne a continué de se serrer la ceinture. Ainsi, en 2009, les dépenses publiques représentaient 47,6 % du PIB outre-Rhin, contre 55,6 % dans l’Hexagone. En d’autres termes, la France a déjà utilisé toutes ses cartouches, alors que l’Allemagne a su faire preuve de parcimonie de manière à mieux profiter de la reprise. Dès lors, si la France continue de refuser la réalité en appliquant les vaines recettes d’augmentation des dépenses publiques, d’inefficacité de la pression fiscale et de rigidités réglementaires prohibitives, les écarts économiques vont encore se creuser. Avec des conséquences dramatiques tant pour la France que pour la viabilité de la zone euro...
Dans la torpeur de l’été maussade, l’augmentation de 0,6 % du PIB français au deuxième trimestre a vraisemblablement de quoi redonner le sourire. Madame Lagarde parle même d’une croissance « magnifique ». Une fois encore, elle remplit donc parfaitement son rôle d’ambassadrice de la bonne santé économique française, en vraie championne du marketing, et comme elle le fait avec le sourire, on ne peut pas l’en blâmer. Pour autant, même si nous sommes loin de sombrer dans le pessimisme invétéré (nous étions d’ailleurs parmi les rares à annoncer il y a plus d’un an la petite reprise de l’économie française et européenne pour la fin 2009 et le début 2010), il est également de notre devoir de dire la vérité et, dans le cas présent, de souligner la fragilité de la reprise française. Certes, le rebond du deuxième trimestre constitue une « bonne nouvelle ». Cependant, à l’instar du ciel parisien qui ne laisse percer le soleil que quelques minutes par jour pour finalement se laisser envahir par les nuages, les bonnes nouvelles des comptes nationaux du deuxième trimestre s’arrêtent là. Faute de grives on mange des merles…
En enregistrant désormais quatre trimestres consécutifs de hausse, le PIB américain affiche dès le deuxième trimestre 2010 un glissement annuel de 3,2 %, un plus haut depuis le premier trimestre 2005. De plus, ce retour durable de la croissance est surtout dû au rebond de l’investissement. Ainsi, et il s’agit certainement là de la meilleure nouvelle des comptes nationaux du deuxième trimestre, l’investissement en équipements des entreprises a progressé de 21,9 % au deuxième trimestre, après avoir crû de 20,4 % au trimestre précédent et de 14,6 % au quatrième trimestre 2009. Autrement dit, le retour du cercle vertueux « investissement-emploi-consommation » ne fait plus aucun doute. Il ne faut donc pas s’inquiéter outre-mesure pour l’avenir de l’économie américaine...
Lorsqu’il y a environ deux-trois ans, nous évoquions la possibilité d’une dette publique équivalente à 80 % du PIB à l’horizon 2015, on nous répondait généralement : « Mais non ! Vous qui êtes habituellement plutôt optimiste, là vous sombrez dans le pessimisme ! ». Et pourtant ! Cinq ans avant l’échéance de notre prévision qui paraissait excessive il y a peu, la barre fatidique des 80 % est déjà franchie. Ainsi, au premier trimestre 2010, la dette publique française a atteint 1 535,5 milliards d’euros, soit 80,3 % du PIB. Et s’il est souvent tentant de « faire porter le chapeau » de ce dérapage aux collectivités locales et aux assurances sociales, il ne faut pas oublier que 78,5 % de cette dette publique (en l’occurrence 1 206 milliards d’euros au premier trimestre 2010) est du seul ressort de l’Etat. Espérons donc que les dirigeants du pays sauront être responsables en réduisant massivement les dépenses de fonctionnement de l’administration publique, qui ont tout de même augmenté de 87 milliards d’euros depuis 2002, soit un peu plus que quelques cigares et déplacements en avion privé… Ils devront également repenser complètement la pression fiscale et réduire les freins réglementaires, de manière à assurer une croissance durablement plus forte. Le chemin est donc connu, reste à savoir si l’électrochoc d’une dette publique à plus de 80 % du PIB sera suffisant pour inciter la France à l’emprunter.
Encore une mauvaise nouvelle dont la France se serait bien passée : en mai, le déficit s’est creusé de près de 1,3 milliard d’euros pour atteindre 5,5 milliards. Il s’agit là d’un plus haut depuis le record historique de 6,17 milliards atteint en octobre 2008. Pis, le déficit de mai 2010 constitue le troisième plus mauvais résultat du commerce extérieur français. Ce creusement est d’autant plus décevant qu’il est réalisé dans un contexte de rebond du commerce mondial. En clair, la France reste l’un des pays de la planète qui profite le moins du redémarrage économique international.
Décidément, la peur reste accrochée aux marchés comme une arapède à un rocher. Certes, compte tenu de l’ampleur de la crise économico-financière de 2007-2009, cette psychose peut se comprendre. Pourtant, depuis le printemps 2009, puis le redémarrage de l’économie mondiale, non-anticipé par 90 % des économistes à travers la planète, l’espoir était revenu. L’évitement du scénario catastrophe tant annoncé et le retour en grâce de la croissance avaient alors permis aux principaux indices boursiers internationaux de gagner environ 50 % en neuf mois. Si bien que les Cassandre et autres Bearish avaient quasiment disparu de la circulation. Malheureusement, la crise grecque, puis son dérapage incontrôlé et enfin sa transformation en une « crise existentielle » de la zone euro ont relancé la vague de terreur à travers la planète. Dès lors, toute statistique inférieure aux attentes, la moindre tension géopolitique, ou encore les déclarations décalées des dirigeants internationaux (et elles sont ô combien nombreuses) sont montées en épingle et utilisées pour justifier un mouvement de baisse des marchés boursiers. La semaine écoulée constitue un exemple éloquent de cette fragilité aggravée. Révision d'une statistique sur la Chine sans aucune valeur prédictive, confiance des ménages en baisse aux Etats-Unis et craintes sur les conditions de refinancement des banques de la zone euro. Pourtant, en dépit de leur facilité à se faire peur, les marchés boursiers devraient rester sur une tendance haussière au moins jusqu’en 2012. Cependant, ils resteront fragiles et volatils, car, pour limiter leur progression, les Cassandre pourront toujours compter sur des alliés indéfectibles, en l’occurrence les « dirigeants » politiques et monétaires de la zone euro...
La coupe du Monde de football est une fête. Que l’on soit ou non un adepte du ballon rond, il s’agit du plus grand événement sportif de la planète. Cependant, avant même le début de la compétition, l’équipe de France et son entraîneur faisaient déjà l’objet de nombreuses critiques...
Il y a quelques semaines nous écrivions ici même une Humeur intitulée « Vivement la Coupe du Monde ». Nous étions alors en pleine crise existentielle de la zone euro (qui n’est d’ailleurs toujours pas terminée) et nous expliquions que le Mondial de football tomberait à pic pour rafraichir les idées et réduire, au moins temporairement, la pression qui sévissait sur les pays eurolandais et plus globalement sur les marchés. Malheureusement, si le Mondial a bien commencé et a bien apaisé les esprits dans un premier temps, nous étions loin d’imaginer que cette Coupe du Monde de football ne serait finalement que le reflet de la situation économique mondiale. Autrement dit, la crise est partout, même dans le foot. Ainsi, alors qu’il est généralement le théâtre d’un beau spectacle, avec de nombreux buts, des stratégies offensives et des joueurs survoltés qui « mouillent le maillot », le Mondial 2010 est pour l’instant une succession de matchs plutôt fades, avec peu de buts et peu d’enthousiasme. Bref, il est exactement à l’image de la croissance, particulièrement en Europe, c’est-à-dire molle. C’est certainement là que réside le drame de ce Mondial : alors qu’il devait nous divertir, il nous rappelle cruellement la réalité économique mondiale : une croissance forte dans le monde émergent, une résistance américaine à toute épreuve, une zone euro en déliquescence et une France qui perd. Quelle tristesse…
Tous les gens d’un certain âge se souviennent avec nostalgie d’une certaine série télévisée, sous forme de bande dessinée, intitulée « les Shadocks » et commentée par le regretté Claude Pieplu. Une des occupations favorites de cette peuplade excentrique et légèrement bornée, consistait à creuser des trous pour en reboucher d’autres. C’est un peu la situation que nous connaissons dans l’économie mondiale contemporaine...
Après vingt ans de tergiversations, d’occasions manquées et de réformes avortées, la France a enfin décidé de regarder la réalité en face en matière de financement des retraites. Du moins en apparence. Ainsi, d’ici 2020, pour avoir accès à une pension de retraite complète, il faudra cotiser 41,5 années. Dans la mesure où l'âge moyen d'entrée dans la vie active s'élèvera à 22 ans, le fameux verrou, pour ne pas dire tabou, de la retraite à 60 ans est donc bien en train de sauter. Néanmoins, pour ne pas fâcher outre-mesure, l’âge légal de départ à la retraite sera porté à 62 ans d’ici 2018 (et non 63 comme cela aurait été plus logique). même si elle n’a pas encore été votée, la réforme des retraites montre également que lorsqu’ils sont mis au pied du mur, nos dirigeants politiques savent mettre en place de véritables modifications structurelles. Car, ne nous leurrons pas, si la France a engagé cette réforme c’est surtout parce qu’elle n’avait pas le choix : un refus de changer la donne aurait immanquablement entraîné une dégradation de la note de la dette publique française. Pour autant, ne crions pas victoire trop vite. Tout d’abord, parce que la réforme n’a pas encore été entérinée. On se souvient de l’épisode fâcheux du CPE qui, bien que voté, avait ensuite été retiré par manque de soutien populaire et politique. De plus, la réforme de la retraite peut encore être amendée et vidée de sa substance, voire refusée par le Conseil Constitutionnel. Mais, au-delà de ces « tracasseries administratives » traditionnelles dans l’Hexagone, le vrai problème de la nouvelle retraite à la française réside dans le fait qu’elle repose encore sur des hypothèses très optimistes. En l’occurrence, un taux de chômage durablement compris entre 4,5 % et 7 % à partir de 2015...
C’est malheureusement une triste réalité : la peur domine le monde. En effet, lorsqu’un individu, une entreprise ou encore un pays ont peur, ils sont paralysés et n’ont même plus la force d’aller vers l’avant. Autrement dit, ils n’ont plus aucune chance de gagner. A l’inverse, celui qui suscite la peur est quasiment assuré de l’emporter. C’est là l’une des raisons principales pour lesquelles, il est souvent avancé que le pessimiste est généralement un optimiste qui serait devenu réaliste, ou encore que le Bear market a plus de chance de s’imposer que le Bull Market. Et pour cause : en instillant la peur, le pessimisme et le Bear market ont automatiquement tendance à devenir auto-réalisateurs. Pour autant, si ce cas de figure se réalise régulièrement, il est loin d’être inévitable. L’histoire économique nous en a souvent fourni la preuve. Sans remonter aux calendes grecques, les évolutions économiques et financières des dix dernières années sont particulièrement éloquentes. Et cela devrait encore se reproduire en 2010-2011...
Mou c’est mou… En dépit du rebond de la croissance mondiale et d’un inévitable effet de rattrapage après la forte baisse de ces dernières années, la production industrielle française reste molle. Ainsi, après avoir augmenté de 1,3 % en mars, cette dernière enregistre une baisse de 0,3 % en avril...
« Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. » Pour ces propos prononcés en présence d’un jeune militant d’origine maghrébine, Brice Hortefeux vient d’écoper d’une amende de 750 Euros...