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L'humeur de la semaine - 12 juillet 2010
L'humeur de la semaine - 01 juillet 2010
Décidément, la peur reste accrochée aux marchés comme une arapède à un rocher. Certes, compte tenu de l’ampleur de la crise économico-financière de 2007-2009, cette psychose peut se comprendre. Pourtant, depuis le printemps 2009, puis le redémarrage de l’économie mondiale, non-anticipé par 90 % des économistes à travers la planète, l’espoir était revenu. L’évitement du scénario catastrophe tant annoncé et le retour en grâce de la croissance avaient alors permis aux principaux indices boursiers internationaux de gagner environ 50 % en neuf mois. Si bien que les Cassandre et autres Bearish avaient quasiment disparu de la circulation. Malheureusement, la crise grecque, puis son dérapage incontrôlé et enfin sa transformation en une « crise existentielle » de la zone euro ont relancé la vague de terreur à travers la planète. Dès lors, toute statistique inférieure aux attentes, la moindre tension géopolitique, ou encore les déclarations décalées des dirigeants internationaux (et elles sont ô combien nombreuses) sont montées en épingle et utilisées pour justifier un mouvement de baisse des marchés boursiers. La semaine écoulée constitue un exemple éloquent de cette fragilité aggravée. Révision d'une statistique sur la Chine sans aucune valeur prédictive, confiance des ménages en baisse aux Etats-Unis et craintes sur les conditions de refinancement des banques de la zone euro. Pourtant, en dépit de leur facilité à se faire peur, les marchés boursiers devraient rester sur une tendance haussière au moins jusqu’en 2012. Cependant, ils resteront fragiles et volatils, car, pour limiter leur progression, les Cassandre pourront toujours compter sur des alliés indéfectibles, en l’occurrence les « dirigeants » politiques et monétaires de la zone euro...
L'humeur de la semaine - 25 juin 2010
L'humeur de la semaine - 17 juin 2010
Après vingt ans de tergiversations, d’occasions manquées et de réformes avortées, la France a enfin décidé de regarder la réalité en face en matière de financement des retraites. Du moins en apparence. Ainsi, d’ici 2020, pour avoir accès à une pension de retraite complète, il faudra cotiser 41,5 années. Dans la mesure où l'âge moyen d'entrée dans la vie active s'élèvera à 22 ans, le fameux verrou, pour ne pas dire tabou, de la retraite à 60 ans est donc bien en train de sauter. Néanmoins, pour ne pas fâcher outre-mesure, l’âge légal de départ à la retraite sera porté à 62 ans d’ici 2018 (et non 63 comme cela aurait été plus logique). même si elle n’a pas encore été votée, la réforme des retraites montre également que lorsqu’ils sont mis au pied du mur, nos dirigeants politiques savent mettre en place de véritables modifications structurelles. Car, ne nous leurrons pas, si la France a engagé cette réforme c’est surtout parce qu’elle n’avait pas le choix : un refus de changer la donne aurait immanquablement entraîné une dégradation de la note de la dette publique française. Pour autant, ne crions pas victoire trop vite. Tout d’abord, parce que la réforme n’a pas encore été entérinée. On se souvient de l’épisode fâcheux du CPE qui, bien que voté, avait ensuite été retiré par manque de soutien populaire et politique. De plus, la réforme de la retraite peut encore être amendée et vidée de sa substance, voire refusée par le Conseil Constitutionnel. Mais, au-delà de ces « tracasseries administratives » traditionnelles dans l’Hexagone, le vrai problème de la nouvelle retraite à la française réside dans le fait qu’elle repose encore sur des hypothèses très optimistes. En l’occurrence, un taux de chômage durablement compris entre 4,5 % et 7 % à partir de 2015...
L'humeur de la semaine - 03 juin 2010
L'humeur de la semaine - 28 mai 2010
C’est donc le nouveau mot à la mode dans la zone euro : rigueur. Ainsi, après trente ans de laxisme et d’augmentation des dépenses publiques (à l’exception de quelques pays courageux qui ont su moderniser leur économie), les Etats de la zone euro ont enfin décidé de réduire leur déficit structurel. Cette décision est évidemment louable et surtout indispensable, dans la mesure où, dans l’ensemble de ces pays, la croissance économique générée chaque année ne suffit même pas pour payer les intérêts de la dette publique. Autrement dit, le simple remboursement de la dette requiert d’augmenter le déficit, donc la dette… et le cercle pernicieux n’en finit plus. Du moins jusqu’à ce que la note du pays soit dégradée, avec remontée des taux d’intérêt à la clé, donc aggravation de la charge d’intérêts de la dette et, enfin, généralisation de la crise grecque à la plupart des pays eurolandais. Bien que cette sombre perspective soit connue depuis des années, il aura fallu attendre que la zone euro soit au bord de l’explosion pour enfin réagir. « Mieux vaut tard que jamais ! » diront certains. Pour autant, on n’efface pas trente ans de mauvaise gouvernance économique en quelques jours. Pis, alors que les marchés et le monde entier ont les yeux rivés sur les choix stratégiques des dirigeants politiques eurolandais, ces derniers rééditent les mêmes erreurs que par le passé, en mettant de nouveau en péril la croissance économique. Car si l’assainissement des finances publiques est indispensable, il ne doit pas non plus « casser » l’activité, sous peine d’augmenter à nouveau les déficits, donc la dette… Plutôt que de se faire les chantres de l’austérité mal placée, les dirigeants français et eurolandais devraient donc engager un véritable assainissement de leurs dépenses...
L'humeur de la semaine - 12 mai 2010
Tremblement de terre à Haïti, crise grecque, volcan islandais, marée noire dans le Golfe du Mexique, crise de la zone euro, secousses sur les marchés financiers. Depuis le début 2010, les catastrophes se suivent et focalisent toutes les attentions. A tour de rôle, elles font la une des médias, inquiètent, effraient, puis finissent par se faire oublier, pour peu qu’un nouveau drame vienne prendre leur place sur le devant de la scène. Ainsi va la vie et il ne servirait à rien de s’en plaindre. Pourtant, si les crises passent et s’oublient, elles laissent toujours des traces plus ou moins douloureuses. Dans le cas des catastrophes naturelles, humanitaires ou écologiques, ces traces sont évidemment plus dramatiques que lors des crises économiques. Cependant, s’il est possible de mettre un point final géographique et temporel aux premières, les secondes sont beaucoup plus difficilement maîtrisables. Ainsi, il est clair qu’après onze ans d’erreurs de gouvernance économique et monétaire et quatre mois d’atermoiements qui ont mis le feu au chaudron eurolandais, le plan de sauvetage décidé le 9 mai est enfin venu éteindre l’incendie. Comme nous l’expliquions dans notre « Réaction » du 10 mai, il a effectivement permis de montrer au monde que les dirigeants eurolandais étaient convaincus de la nécessité de pérenniser la zone euro et surtout d’en faire une terre de croissance soutenue. Les deux maîtres-mot de ce plan sont donc bien « solidarité » et « efficacité ». Le problème est que, vu l’ampleur des dégâts, la confiance est très difficile à restaurer. Et ce, d’autant que les déclarations sans lendemain des dirigeants eurolandais depuis des années font pléthore...
L'humeur de la semaine - 06 mai 2010
Les analyses hebdomadaires