Chaque lundi, retrouvez la chronique hebdomadaire de Marc Touati
France : les ennuis recommencent... 19/06
Marchés : entre craintes et espoirs... 13/06
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"Quand la zone euro explosera..."
L'un des best-sellers des livres économiques en 2013
Le premier livre a avoir prévu la sortie de la récession dès février 2009
Plus de 15 000 exemplaires vendus
Merci aux 12500 signataires de la
petition pour une BCE responsable
Malheureusement, le combat continue...
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L'humeur de la semaine - 24 mars 2017
A l’évidence, comme lors des deux dernières campagnes présidentielles françaises, la dette publique est quasiment oubliée des débats, qui restent d’ailleurs au ras des pâquerettes. Qui se souvient du moment où la dette publique française a atteint 80 % du PIB ? Certainement pas grand monde. Ce n’est pourtant pas si vieux puisqu’il s’agit au premier trimestre 2010. A l’époque, cette barre était présentée comme fatidique et devait, soi-disant, inciter les dirigeants du pays à tout faire pour stopper l’hémorragie. Et ce, d’autant qu’au quatrième trimestre 2007, ce ratio n’était « que » de 64,3 %. Il était alors de bon ton de penser que ce dérapage était dû à la crise et que désormais la dette publique allait être, sinon stoppée, du moins freinée. Comme nous le craignions à l’époque, il n’en a évidemment rien été. En effet, bien loin de la prise de conscience salutaire, les dirigeants politiques français ont continué leur gabegie de dépenses publiques, sans aucune efficacité, c’est-à-dire sans parvenir à redresser la croissance économique structurelle et à faire baisser significativement et durablement le chômage. Aujourd’hui, en dépit d’une baisse artificielle au quatrième trimestre 2016, la dette publique française a atteint un nouveau record de 2 154,7 milliards de dollars, soit 97,4 % du PIB en moyenne sur l’année. Et encore, pour ne pas affoler les foules, l'usage veut que l'on compare la dette publique au PIB. Ce qui n’a finalement pas grand sens, puisque tout le PIB n’est pas public (encore heureux !). Il parait donc plus opportun de la rapporter aux recettes publiques, histoire de se rapprocher d'un ratio « dette/chiffre d'affaires ». Et là, avant de prendre connaissance de ce chiffre, il faut s'asseoir pour ne pas tomber, car ce ratio est actuellement de 180 % ! Le pire est que l'actif net de l'Etat français est négatif. Les chiffres de l'INSEE sont imparables. En 2015 (derniers chiffres officiels disponibles), le total des actifs de l'Etat français atteignait 795,5 milliards d'euros, alors que son passif était de 2 119,8 milliards d'euros. Cela signifie donc que l'actif net de l'Etat était de - 1 324,3. A titre de comparaison, ce dernier n’était « que » de - 892,7 milliards d'euros en 2011. C’est dire l’ampleur du dérapage, sachant qu’en 2016, la situation a encore empiré. Dans les prochains mois, si rien ne change (cas fort probable), il est clair que l'État français perdra encore en crédibilité et verra les taux d'intérêt de ses emprunts flamber, ce qui ne manquera pas de casser encore un peu plus l'investissement, la croissance et l'emploi. Plus personne ne pourra alors nier la situation de faillite de notre très cher Etat.
Economic World - 20 mars 2017
Sans surprise, la Réserve fédérale américaine a augmenté son taux objectif des federal funds de 25 points de base le 15 mars dernier, portant ce dernier à 1 %. Confortant ce geste, le glissement annuel des prix à la consommation a encore augmenté en février à 2,7 %, un plus haut depuis février 2012. N’oublions cependant pas que l’objectif d’inflation de la Fed est de 2,5 % mais pour le « core CPI », c’est-à-dire hors énergie et produit alimentaire, également appelée « inflation sous-jacente ». Or, le glissement annuel de cet indice a reculé de 0,1 point en février à 2,2 %. Voilà pourquoi, la Fed reste prudente et n’est pas prête à sortir l’artillerie lourde. D’ailleurs, si la croissance américaine est appréciable, elle reste proche des 2 %, contre un objectif de la Fed de 2,5 % à 3 %. Dans ce cadre, nous continuons d’anticiper que la Fed ne prendra aucun risque et resserrera son étreinte monétaire à pas comptés, c’est-à-dire par touche de 25 points de base, sans dépasser la barre des 1,75 %. D'ores et déjà, l’écart de taux d’intérêt Fed-BCE se creuse, ce qui devrait permettre à l’euro de rester faible, en dépit de réactions épidermiques, comme la remontée de l’euro depuis le 16 mars. Plutôt que d’intégrer le différentiel durable de politiques monétaires entre les deux côtés de l’Atlantique, les investisseurs ont effectivement préféré surpondérer la prudence de la Fed et la victoire du parti libéral du Premier ministre Mark Rutte aux Pays-Bas, pour jouer temporairement l’euro contre le dollar. Une stratégie qui laissera rapidement la place à une remontée du billet vert. Et ce d’autant que les écarts de croissance et d’inflation, mais aussi de taux monétaires et obligataires, augmenteront en faveur du dollar.
L'humeur de la semaine - 17 mars 2017
Comme nous l’avions annoncé avant même le vote en faveur du Brexit, ce dernier n’a, pour l’instant, pas produit d’effets négatifs sur l’économie britannique. Bien au contraire, celle-ci se porte comme un charme, continuant d’afficher une croissance soutenue et un chômage de plein-emploi. Cette réussite pourrait amener certains à en déduire qu’à l’image du Brexit, le Frexit n’aurait pas de conséquences vraiment dramatiques pour l’économie française. Cette déduction est évidemment hâtive et surtout erronée. Et ce, pour au moins trois principales raisons. Premièrement, avec le Brexit, le Royaume-Uni a certes quitté l’Union européenne, mais n’a pas changé pas de devise. A l’inverse, un Frexit se traduirait par le remplacement de l’euro par le franc. Et lorsqu’on se souvient que lors du passage du franc à l’euro, il a fallu plus de trois ans pour adapter les systèmes informatiques et la comptabilité des banques et des entreprises au sens large, on imagine le capharnaüm qui suivrait le mouvement inverse. Sans parler de la valse des étiquettes et des confusions en tous genres. Deuxièmement, en dépit du Brexit, le marché obligataire du Royaume-Uni est et restera crédible. A l'inverse, en cas de Frexit, la France ne pouvant plus compter sur la protection de la zone euro et de la BCE, le taux de l’OAT 10 ans montera rapidement vers les 10 %. N’oublions pas que lorsque la Grèce était sur le point de quitter l’UEM, le taux à dix ans des obligations de l’Etat grec est monté à 40 % ! A côté de ces aspects certes techniques mais non-négligeables, la troisième grande différence entre un Brexit et un Frexit réside dans le décalage, pour ne pas dire le fossé, qui existe entre les structures économiques solides du Royaume-Uni et celles particulièrement fragiles de la France. En conclusion, bien loin de cette résilience britannique, si la France devait sortir de la zone euro, elle pâtirait de six handicaps majeurs : une croissance structurelle moribonde (environ 0,8 %), des coûts organisationnels pléthoriques pour remplacer l’euro par le franc, un dérapage des comptes publics, une « planche à billets » de la Banque de France inefficace et créatrice d’hyper-inflation, un krach obligataire dramatique pour l’Etat, les entreprises et les ménages, sans oublier une crise politique sans précédent. Et donc, in fine, une récession durable, un chômage en augmentation et un délitement de la société française. Nous sommes prévenus.
L'humeur de la semaine - 09 mars 2017
Nous y sommes. Le 15 mars, le marathon électoral européen va commencer avec les élections législatives aux Pays-Bas. Selon les derniers sondages (qui ne veulent certes pas dire grand-chose), le parti d’extrême droite de Geert Wilders est au coude à coude avec celui du Premier ministre centriste démocrate Mark Rutte. Si la probabilité qu’il puisse former un gouvernement reste faible, cette percée pourrait néanmoins bien marquer le début de fortes turbulences sur les marchés et in fine sur l’économie de la zone euro. Ce qui est a priori paradoxal c’est qu’Aux Pays-Bas, comme d’ailleurs au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, la croissance est forte et le plein-emploi s’est installé. Autrement dit, ce n’est pas la misère économique ni le chômage de masse qui soutiennent la volonté de renverser la table, mais tout simplement le souhait de changer de monde. De ce point de vue, la situation est encore bien plus périlleuse dans l’Hexagone, puisqu’à côté d’un ras-le-bol généralisé, les Français souffrent d’une croissance moribonde depuis 2008 et sont affectés par un chômage dramatique depuis tout aussi longtemps. C’est en cela qu’à côté du test néerlandais et avant les élections allemandes d’octobre, les Présidentielles françaises pourraient vraiment susciter une forte tempête sur les marchés obligataires et boursiers, produisant par là même des réactions en chaînes sur l’économie et l’existence même de la zone euro. Considérons ainsi les programmes des cinq principaux candidats à l’élection présidentielle et essayons de mesurer l’impact d’une victoire de chacun de ces derniers, sans parti pris politicien mais uniquement sur la base du bon sens économique. Avant tout, il faut être clair : quelle que soit l’issue des Présidentielles, le taux d’intérêt à dix ans des obligations de l’Etat français remonteront et le Cac 40 reculera d’ici l’été prochain. Reste donc à savoir quel choix sera le moins « coûteux »...
Economic World - 06 mars 2017
Tandis que la campagne présidentielle française se transforme en vaudeville en attendant de tourner au vinaigre, l’économie américaine continue de surprendre par son dynamisme, lui-même alimenté par un optimisme impressionnant. Ainsi, en décembre 2016, lorsque l’indice du Conference Board de confiance des ménages américains faisait un bon de 4,3 points sur un mois et atteignait un plus haut depuis août 2001, il était alors possible de s’interroger sur la véracité et la durabilité de cet optimisme. Des doutes renforcés en janvier 2017, lorsque ce même indice reculait de 1,9 point. Pourtant, balayant ces interrogations, cet indice a encore progressé de 3 points en février. Avec un niveau de 114,8, il atteint désormais un sommet depuis juillet 2001. Même son de cloche du côté des entreprises et de leurs directeurs d’achat, dont l’optimisme ne se dément pas. Fort heureusement, la zone euro profite également de cette embellie américaine, mais toujours sans euphorie. Une fois encore, la France est malheureusement restée en retrait de ce mouvement. Dans l'industrie, elle réalise par exemple la moins bonne performance des principaux pays de la zone euro. Elle n’est en fait « dépassée » que par la Grèce qui demeure en récession en février. L’évolution du taux de chômage est tout aussi triste pour notre « douce France ». En effet, les révisions statistiques d’Eurostat ont entraîné une nette hausse du taux de chômage français, qui a atteint 10 % en décembre et janvier (contre 9,6 % annoncé précédemment). Ce niveau doit évidemment être comparé aux 9,6 % de la zone euro, aux 4,7 % du Royaume-Uni et aux 3,8 % de l’Allemagne...
L'humeur de la semaine - 03 mars 2017
Non, au contraire de ce qu’ont voulu laisser croire certains économistes et/ou journalistes (décidemment très loin de la réalité), ce n’est pas le maintien de François Fillon dans la course à la Présidentielle qui a fait flamber le Cac 40 le mercredi 1er mars, mais tout simplement le discours de Donald Trump devant le Congrès la veille. Le nouveau Président des Etats-Unis nous a effectivement refait le même coup que lors de sa victoire. Ce jour-là, à l’annonce de cette dernière, les marchés boursiers européens avaient commencé à dévisser fortement (- 5% pour le Cac 40 par exemple). Mais très vite, lors de son discours de vainqueur, M. Trump s’est voulu fédérateur et rassurant. Et ce fut donc « bis repetita » lors de sa première allocution devant le Congrès en tant que Président : calme, apaisement, baisse des impôts et grands travaux. Tels ont été ses principaux messages. « Out » la vindicte contre les journalistes et le protectionnisme à tout-va. Il n’en a évidemment pas fallu plus pour susciter une vague d’euphorie sur les marchés boursiers. Et ce d’autant que, parallèlement, les dernières publications statistiques ont confirmé que si Trump faisait peur à beaucoup de monde, il rassurait les Américains. Est-ce pour autant suffisant pour justifier rationnellement le franchissement des 21 000 par le Dow Jones et quasiment des 5 400 points pour le Nasdaq ? Des sommets historiques. Depuis leurs plus bas de mars 2009, ces deux indices progressent de respectivement 223 % et 517 %. Qui dit mieux ? Il faut être clair : normalement les variables boursières doivent refléter une réalité économique concrète. Ainsi, la corrélation historique entre le Dow Jones et la croissance mondiale indique que pour justifier l’atteinte des 21 000 points par le premier, la seconde doit dépasser les 9 %. Or, dans le meilleur des cas, elle sera d’environ 3,5 %. Ce qui restera une excellente performance, mais insuffisante pour valider définitivement la récente flambée des indices boursiers internationaux. Et ce d’autant que les risques politiques, économiques et financiers sont pléthore, en particulier dans la zone euro, et plus précisément en France, dont la situation politique n’a désormais plus rien à envier à celle de l’Italie, voire de la Grèce. Compte tenu des niveaux actuels, nous estimons que les grands indices boursiers perdront au moins 15 % au cours des six prochains mois...
Economic World - 27 février 2017
L'humeur de la semaine - 23 février 2017
Ce qui est tristement facile avec la crise grecque c’est que, comme nous l’écrivons depuis 2010, tous les ans, elle renaît de ses cendres, qui restent d’ailleurs incandescentes même lorsqu’on les cache sous le tapis. Et pour cause : quel que soit son gouvernement, et a fortiori depuis l’arrivée de Tsipras en janvier 2015, la Grèce reste incapable de réformer réellement son économie, et notamment de collecter convenablement l’impôt. Encore plus grave, elle ne parvient pas à retrouver le chemin d’une croissance forte et durable, comme en témoigne la nouvelle baisse du PIB grec au quatrième trimestre 2016, après seulement deux petits trimestres de léger rebond. Ainsi, à la fin de l’année 2016, la richesse grecque réelle (c’est-à-dire hors inflation) accuse encore une baisse de 27 % par rapport à son niveau d’avant-crise, c’est-à-dire du deuxième trimestre 2007. Cela signifie qu’en faisant l’hypothèse très optimiste que le PIB grec réalise une progression trimestrielle moyenne de 0,5 % à partir du premier trimestre 2017, il ne retrouvera son niveau d’avant-crise qu’à partir du troisième trimestre… 2032 ! Pour éviter d’attendre si longtemps, il n’y a qu’une seule solution : l’annulation de la dette grecque, qui s’accompagnera forcément d’une sortie de la zone euro. Mais, avant d’en arriver là, la zone euro devra passer une épreuve de taille : les élections présidentielles françaises. Car, bien plus dangereux que la situation chaotique de la Grèce, qui, rappelons-le, ne représente que 1,8 % du PIB de l’UEM, la France (21 % du PIB eurolandais) risque de tout casser dès 2017...
Economic World - 20 février 2017
Sans surprise, la croissance économique de la zone euro est restée molle au quatrième trimestre 2016. En effet, le PIB eurolandais n’a augmenté que de 0,4 %, contre 0,5 % tant au troisième trimestre 2016 qu’au quatrième de 2015. Conséquence logique de ces évolutions, son glissement annuel est passé de 1,8 % au troisième trimestre 2016 à désormais 1,7 %. Un résultat qui est d’ailleurs le même pour la croissance annuelle moyenne de 2016, soit 0,2 point de moins qu’en 2015. En dépit du fameux « alignement des planètes », l’économie eurolandaise a donc bien décéléré l’an passé. Et, comme l’indique la baisse de l’indice ZEW en février, ce ralentissement se poursuivra en 2017. Dès lors, après avoir atteint 9,6 % en décembre 2016, le taux de chômage devrait au mieux stagner cette année. Parallèlement, l’économie américaine n’est pas flamboyante, comme en témoigne la baisse surprise de 0,3 % de la production industrielle en janvier. Après avoir rebondi à 0,7 % en décembre, son glissement annuel est retombé à 0 % en janvier. Autrement dit, à l’instar de ce qui s’observe dans la zone euro, il existe un décalage entre la bonne orientation des données d’enquêtes et la réalité du terrain. Dès lors, il est à craindre qu’en 2017 la croissance américaine reste proche des 2 % sans pouvoir dépasser les 2,5 %. Le problème est qu’en dépit de cette croissance relativement molle, l’inflation continue d’augmenter...
L'humeur de la semaine - 17 février 2017
Il y a quasiment un an, le 26 février 2016 pour être exact, j’écrivais dans cette même rubrique un article intitulé « Trump, Brexit : les Anglo-saxons vont-ils franchir le Rubicon ? » dans lequel j’expliquais pourquoi tant le Brexit que Donald Trump avaient de grandes chances de l’emporter, tout en espérant que le pire serait finalement évité. Un an plus tard, alors que ces deux évènements de politique fiction sont devenus réalités, nous nous trouvons face à une situation encore plus dangereuse, mais cette fois-ci dans notre « douce France ». En effet, pendant que François Fillon continue de se faire lyncher parce qu’il a simplement osé défendre la nécessité de baisser les dépenses publiques, pendant que François Bayrou se prépare à jouer une nouvelle fois contre son camp et pendant qu’Emmanuel Macron, toujours en panne de programme, préfère faire des vagues sur les hackers russes et la colonisation de l’Algérie (qui a pris fin en 1962 !), Marine Le Pen continue de marquer des points. Mieux, ou plutôt pire, elle n’a jamais été aussi proche de la victoire. Et ce d’autant qu’un second tour « Hamon - Le Pen » devient de plus en plus probable. La bonne nouvelle c’est que, le cas échéant, nous aurons les quinze jours de l’entre-deux tours pour sortir notre épargne et faire nos valises... Le problème est que face à ce danger, nous réagissons de la même façon que les Britanniques à quelques jours du vote en faveur du Brexit et rééditons ainsi les mêmes erreurs...
Economic World - 13 février 2017
Comme nous l’annonçons depuis plusieurs mois, la volatilité s’est non seulement installée sur les marchés financiers, mais ne cesse de s’intensifier. Ainsi, au gré des déclarations de Donald Trump, des sondages sur l’issue des élections présidentielles françaises, ou encore des annonces du FMI sur l’état de l’économie grecque, les marchés passent de l’euphorie à la déprime et réciproquement. Une fois encore, il est donc indispensable de garder la tête froide et de faire ses prévisions sur la base des fondamentaux économiques. Ainsi, au regard de ces derniers, il ne fait aucun doute que les marchés boursiers et obligataires sont surévalués et que des ajustements baissiers sur les cours des actions et haussiers sur les taux des obligations d’Etat vont se produire dans les prochains mois. Et ce d’autant que l’instabilité politique va rester forte. D’ores et déjà, les taux des obligations des Etats eurolandais ont fortement augmenté au cours des derniers mois, une tension qui s’intensifie depuis quelques semaines. Il n’y a donc plus de doute : le krach obligataire a bien commencé dans la zone euro et ne manquera pas de s’intensifier au cours des prochains mois. Avec un premier test majeur : les élections législatives néerlandaises du 15 mars. Si l’extrême droite l’emporte et a fortiori si elle peut former un gouvernement (ce qui n’est pour le moment pas envisagé), les marchés obligataires mais aussi boursiers devraient connaître de fortes secousses.
L'humeur de la semaine - 10 février 2017
Comme dirais Georges Perec : « je me souviens » de cette année 1992 où le Traité de Maastricht a été signé par les chef d’Etat européens, puis validé de justesse lors d’un référendum à hauts-risques en France. A l’époque, tout paraissait si simple : l’euro devait permettre de consolider à jamais la construction européenne, mais aussi de concurrencer le dollar, de permettre l’avènement d’une croissance forte et durable, avec à la clé le retour du plein-emploi. Pour y parvenir, comme cela était d’ailleurs mentionné dans ce Traité fondateur, l’Union Economique et Monétaire (UEM) devait rapidement tendre vers une union politique, avec harmonisation des conditions fiscales et règlementaires, sans oublier un marché du travail unique et un budget fédéral. Et pourtant ! 25 ans plus tard, force est de constater que tous ces espoirs ont été vains. D’abord sur le front des résultats économiques. En 1992, la zone euro actuelle (c’est-à-dire avec ses 19 pays membres) représentait 21 % du PIB mondial, soit seulement un point de moins que les Etats-Unis et 17 points de plus que la Chine. Aujourd’hui, son poids dans la richesse mondiale est tombé à 11 %, contre 16 % pour l’Oncle Sam et 18 % pour l’Empire du milieu. Mais, au-delà de ces échecs, le plus cuisant réside dans l’incapacité des Européens à créer une véritable zone monétaire optimale. En effet, bien loin des engagements du Traité en matière d’harmonisation, les dirigeants ont préféré agrandir la zone euro avec aujourd’hui 19 pays, dont les structures économiques sont de plus en plus différentes, voire divergentes. Autrement dit, avant de consolider les fondations de la zone euro, ses dirigeants ont voulu directement construire le troisième étage. Si bien que l’UEM est inévitablement devenue une tour de Pise. Il faut donc être clair : sauf si une prise de conscience miraculeuse se produit, notamment en France, afin d’engager la zone euro vers une harmonisation des conditions fiscales et réglementaires, avec un budget fédéral efficace mais aussi moins de rigidités structurelles, l’UEM telle que nous la connaissons aujourd’hui aura disparu avant 2020. Cela ne signifiera d’ailleurs peut-être pas la fin de l’euro, mais l’avènement d’une zone monétaire plus restreinte, avec une vraie intégration, une véritable union fédérale, des règles strictes et une entraide à toute épreuve. C’était justement le but du traité de Maastricht. Dommage que les dirigeants européens ne le comprennent qu’aujourd’hui, 25 ans plus tard…
L'humeur de la semaine - 04 février 2017
Non, les crises politiques ne sont pas l’apanage des pays d’Europe du Sud ou d’Amérique latine. La France n’a désormais plus rien à envier à l’Italie, la Grèce, l’Espagne ou le Brésil. Depuis quelques mois, les surprises et rebondissements politiques en tous genres ne cessent effectivement de s’accumuler, décrédibilisant davantage une classe politique déjà bien peu respectée. Dès lors, face aux dérapages et déceptions suscités par les dirigeants politiques hexagonaux, de plus en plus de Français souhaitent renverser la table, avec toutes les catastrophes économiques et sociales que cela risque d’engendrer. Ne restons donc pas aveugles et prenons enfin conscience que les évènements récents indiquent que la stabilité politique et sociétale du pays est en danger. Le pire est que, pour le moment, quelle que soit l’issue des élections présidentielles de 2017, il est quasiment certain qu’au lendemain de ces dernières, la France connaîtra une grave crise économique et financière. Pour éviter d’en arriver là, il n’y a qu’une seule solution : que le prochain président français engage une baisse des impôts pour tous (de manière à redonner de l’espoir et du pouvoir d’achat), réduise les dépenses publiques de fonctionnement, diminue les charges qui pèse sur le travail, ce qui améliorera les salaires nets. Et ce, bien entendu sans augmenter le taux de TVA, ni la CSG. Parallèlement, il devra fluidifier le marché de l’emploi, favoriser l’investissement innovant et permettre aux banques et aux investisseurs de mieux financer l’économie. Ne soyons donc pas trop pessimistes, la solution existe. C’est déjà une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle c’est que, malheureusement, pour le moment, aucun candidat ne paraît à la hauteur de la situation.
L'humeur de la semaine - 27 janvier 2017
Dans un monde de plus en plus incertain, imprévisible et déconcertant, il pourrait être tentant de baisser les bras et de se tourner vers l’astrologie. C’est d’ailleurs ce que font trop souvent certains politiciens et prévisionnistes en tous genres. Rassurez-vous, tel n’est pas notre cas et nous continuerons de faire nos prévisions sur la base des fondamentaux économiques, en tout indépendance et bien loin des étoiles... Pour autant, en ce nouvel an chinois, force est de constater que certaines coïncidences apparaissent troublantes. Ainsi, les années de croissance mondiale forte correspondent souvent à celles du dragon (1989, 2000, 2012), du tigre (1998, 2010), voire du chien (2006). A l’inverse, les récessions et krachs boursiers se produisent souvent lors des années du buffle (1973, 1997, 2009), du porc (1971, 1995, 2007), du lièvre (1939, 1987, 2011), voire du rat (1936, 2008). L’an passé, l’année du « singe de feu » devait consacrer le règne de la violence, de la folie et des surprises. Et, comme par hasard, notamment sur ce dernier point, nous avons été particulièrement « gâtés », entre le Brexit, la victoire de Trump, sans oublier la flambée des marchés boursiers qui a fait fi de tous ces bouleversements. Et malheureusement, nous ne sommes vraisemblablement pas au bout de nos peines, puisque l’année qui commence est celle du « coq de feu », dont les principales caractéristiques symboliques sont l’agressivité, le combat et la volatilité. Autrement dit, il est fort probable que d’autres pays prendront exemple sur les Etats-Unis et le Royaume-Uni pour renverser la table et se lancer dans des mouvements excessifs, voire extrémistes. De quoi inévitablement, donner la chair de poule… Au-delà des enseignements du calendrier chinois, il faut reconnaître que la flambée des marchés boursiers en dépit des risques évidents qui pèsent sur 2017 commence à devenir inquiétante. Cet aveuglement collectif ressemble de plus en plus à la situation qui prévalait en 2000, ou encore en 2007-2008. A savoir, un environnement dans lequel tous les arguments logiquement baissiers sont jetés aux oubliettes, tandis que les mobiles faussement haussiers sont mis en exergue. Or, lorsque tous les investisseurs vont dans le même sens, c’est forcément le moment de prendre le chemin inverse, encore faut-il en avoir le courage. Autrement dit, nous persistons et signons : les marchés boursiers et obligataires sont bien en bulle, c’est-à-dire déconnectés de la réalité économique. Cela ne signifie pas qu’ils vont s’effondrer dès demain. Et pour cause : les bulles deviennent encore plus exubérantes lorsqu’elles s’approchent de leur fin. En d’autres termes, nous ne pouvons pas prédire avec exactitude la date du renversement, mais une chose nous paraît certaine : les marchés obligataires et boursiers vont connaître une phase de net ajustement baissier au cours de l’année 2017. Et sans vouloir jouer les « coqs » de mauvais augure : mieux prévenir que guérir.
L'humeur de la semaine - 20 janvier 2017
L’être humain est ainsi constitué que, trop souvent, il ne comprend la gravité de la situation que devant le fait accompli. Autrement dit, en dépit des alertes et des avertissements, il préfère s’enfermer dans le déni de réalité pour ne réagir que lorsqu’il est déjà trop tard. Ainsi, depuis une quinzaine d’années et dans un souci de sauver l’Europe, de nombreux économistes, analystes et politologues en tous genres n’ont cessé de mettre en avant les ratés de la construction européenne et les dangereux manquements de la zone euro. Pour ma part, j’ai, par exemple, constamment dénoncer une politique trop monétariste de la part de la BCE, qui a sacrifié la croissance et l’emploi sur l’autel d’une inflation imaginaire. Cette stratégie destructrice et suicidaire n’a pris fin qu’avec l’arrivée de Mario Draghi à la tête de la BCE en novembre 2011, c’est-à-dire presque treize ans après la création de l’Union Economique et Monétaire (UEM). Quel gâchis et que de temps perdu ! Parallèlement, je n’ai cessé de défendre, avec de nombreux autres, que la zone euro ne pourrait perdurer qu’avec l’instauration d’une véritable zone monétaire optimale, c’est-à-dire avec l’harmonisation des conditions fiscales, réglementaires et la création d’un budget fédéral européen. Dans « Quand la zone euro explosera » (Editions du moment, 2012), j’ai même écrit que sans ces réalisations, l’UEM finirait par disparaître à l’horizon de la décennie 2020. Et malheureusement, comme rien n’a été fait, cette explosion devient de plus en plus probable. Sans attendre ce funeste scénario, le Royaume-Uni a dernièrement envoyé un signal fort, puisque non seulement sa population a décidé de quitter l’Union européenne, mais, au surplus, Theresa May a engagé son pays dans un « hard Brexit ». Dans le sillage de ces annonces tonitruantes, le Président Trump n’a pas hésité à féliciter les Britanniques pour leurs choix, à dénoncer les échecs de l’Union européenne et à vilipender Angela Merkel sur sa politique migratoire. Oui, le monde qui nous a vu naître a définitivement disparu. Les Anglais et les Américains l’ont compris et sont prêts à transformer radicalement leurs structures économiques pour affronter le nouveau monde. Il serait temps que les Eurolandais et les Français le comprennent et en fassent de même. Sinon, des choix extrémistes et dévastateurs pourraient finir par l’emporter, suscitant une nouvelle crise majeure, qui pourrait bien marquer la fin de la zone euro et de l’Union européenne. Et, à ce moment-là, il sera vraiment trop tard…
L'humeur de la semaine - 13 janvier 2017
L'humeur de la semaine - 05 janvier 2017
Après une année 2016 particulièrement riches en bouleversements (Brexit, victoire de Donald Trump, destitution de Madame Rousseff au Brésil, remontée des prix de nombreuses matières premières et notamment du pétrole, nouveaux records historiques pour le Dow Jones), l’année 2017 se présente comme celle de tous les espoirs, mais aussi de tous les dangers. En effet, si les dernières statistiques internationales indiquent que la croissance mondiale est bien en train de s’améliorer, l’importance, tant par le nombre que par la gravité, des risques qui menacent l’économie planétaire empêche tout excès d’optimisme et nous impose de rester prudents. Mais commençons par les espoirs. Ainsi, après avoir réussi à surmonter sans trop de difficultés tous les chamboulements de 2016, l’économie mondiale commence 2017 avec une « pèche d’enfer ». C’est du moins ce qu’indiquent les derniers indicateurs avancés de la conjoncture mondiale, et notamment les enquêtes des directeurs d’achat. Ainsi, nous anticipons une croissance mondiale qui atteindra 3,3 % en 2017, soit environ 0,5 point de plus qu’en 2016, mais encore 0,2 point de moins que sa moyenne de long terme (en l’occurrence 3,5 % de 1980 à 2015). En fait, 2017 se présente plutôt bien pour l’économie mondiale, qui demeure cependant fragile et toujours menacée par cinq grands dangers. Un : les risques géopolitiques et d’attentats. Deux : une forte remontée des taux d’intérêt des obligations d’Etat dans l’UEM. Trois : un « hard Brexit ». Quatre : un « hard Trump » avec dérapage protectionniste mondial. Cinq : une montée populiste lors des élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. Voilà pourquoi nous anticipons une baisse de 10 à 15 % des grands indices boursiers à l'horizon du printemps 2017, avant une remontée progressive et limitée à l’automne. En conclusion, si 2017 se présente sous de bons auspices, il faudra rester vigilants et se préparer à des mouvements de fortes corrections baissières et de volatilité élevée des indices boursiers, au gré des dangers à venir. Rien d'insurmontable, mais mieux vaut prévenir que guérir…
Economic World - 02 janvier 2017
En dépit des craintes et des dangers, le pire a donc finalement été évité en 2016. Rien de mieux que quelques graphiques pour s’en rendre compte. Ainsi, après un début d’année difficile, la croissance mondiale a réussi à se redresser à partir de l’été, pour finalement atteindre 2,8 %, voire 3 % si l’on en croit les prévisions (certes un peu optimistes) du FMI. Comme d’habitude, c’est le monde émergent qui a permis de tirer la croissance mondiale vers le haut, en particulier grâce à la Chine et l’Inde. Après avoir fait craindre le pire, la croissance chinoise est restée proche de 7 %, notamment grâce à la résistance de la consommation des ménages et de l’investissement dans l’industrie. Dans le même temps, alors que sa victoire aux Présidentielles américaines faisait craindre le pire, Donald Trump a réussi à rassurer les marchés, mais aussi les acteurs économiques des Etats-Unis. A commencer par les entreprises, mais aussi les ménages. Ainsi l’indice de confiance de ces deniers calculé par le « Conference Board » a flambé en novembre et décembre, atteignant même 113,7 au cours de ce dernier mois, un plus haut depuis juillet 2001 ! Parallèlement, les marchés boursiers ont nettement progressé en fin d’année, en particulier outre-Atlantique, avec de nouveaux records historiques pour le Dow Jones. Une remontée boursière internationale qui fait davantage penser à la formation d’une nouvelle bulle plutôt qu’à l’avènement d’une tendance durablement haussière. De quoi rappeler qu’en 2016, le pire a été évité, mais de justesse…
L'humeur de la semaine - 30 décembre 2016
Brexit, Trump élu président des Etats-Unis, démission de Renzi à la suite du refus des Italiens de moderniser leurs structures politiques, Dilma Rousseff destituée au Brésil, Hollande abandonné par son propre camp et Fillon plébiscité (du moins par la droite française). A l’évidence, l’année 2016 a été particulièrement détonante pour les démocraties occidentales. Autant d’évènements majeurs qui ont pourtant un point commun : la défaite de la pensée unique et de l’establishment. En effet, que ce soit aux Etats-Unis avec la victoire d’un candidat qui n’avait initialement qu’1 % de chance de gagner les primaires des Républicains, au Royaume-Uni, avec le vote en faveur du Brexit qui était donné perdant par tous les sondages jusqu’à la veille du référendum, ou encore en France avec le succès de François Fillon à la primaire de la droite, qui selon les « experts » politiques n’avait aucune chance d’atteindre le second tour, l’intelligentsia et le consensus bien-pensants ont eu tort. Tort de mentir et de considérer que les populations des pays occidentaux n’auraient pas le courage d’emprunter la voie de la thérapie de choc. Mais il y a encore plus fort. Ainsi, alors que le choix des Britanniques en faveur du Brexit et la victoire de Trump outre-Atlantique étaient annoncés comme dévastateurs voire cataclysmiques pour les marchés financiers et la croissance mondiale, aucune de ces funestes prévisions n’a été réalisée. Bien au contraire. En fait, tous les évènements détonants de 2016 marquent un tournant historique. D'où le titre de mon sixième livre sorti fin septembre « La fin d’un monde ». Comme ses prédécesseurs, ce dernier s’est très vite hissé en tête des ventes des essais économiques (merci d’ailleurs une nouvelle fois pour votre fidélité). Et ce, malgré une « omerta » de certains médias qui, après le « blacklistage », en vain, de « Guérir la France La thérapie de choc », ont décidé de rester dans le déni de réalité, préférant le « politiquement correct », tout en refusant d’admettre que le monde a profondément et définitivement changé. Comme dit le proverbe chinois : « Lorsque souffle le vent du changement, certains construisent des murs, d'autres des moulins. ». Alors, comme le défend ce livre, employons-nous à faire les bons choix, à devenir des bâtisseurs qui ont compris que la fin d'un monde est avant tout le début de toutes les opportunités. En attendant, toute l’équipe d’ACDEFI se joint à moi pour vous souhaiter d’excellentes fêtes de fin d’année et une formidable année 2017.
Les analyses hebdomadaires
A l’évidence, comme lors des deux dernières campagnes présidentielles françaises, la dette publique est quasiment oubliée des débats, qui restent d’ailleurs au ras des pâquerettes. Qui se souvient du moment où la dette publique française a atteint 80 % du PIB ? Certainement pas grand monde. Ce n’est pourtant pas si vieux puisqu’il s’agit au premier trimestre 2010. A l’époque, cette barre était présentée comme fatidique et devait, soi-disant, inciter les dirigeants du pays à tout faire pour stopper l’hémorragie. Et ce, d’autant qu’au quatrième trimestre 2007, ce ratio n’était « que » de 64,3 %. Il était alors de bon ton de penser que ce dérapage était dû à la crise et que désormais la dette publique allait être, sinon stoppée, du moins freinée. Comme nous le craignions à l’époque, il n’en a évidemment rien été. En effet, bien loin de la prise de conscience salutaire, les dirigeants politiques français ont continué leur gabegie de dépenses publiques, sans aucune efficacité, c’est-à-dire sans parvenir à redresser la croissance économique structurelle et à faire baisser significativement et durablement le chômage. Aujourd’hui, en dépit d’une baisse artificielle au quatrième trimestre 2016, la dette publique française a atteint un nouveau record de 2 154,7 milliards de dollars, soit 97,4 % du PIB en moyenne sur l’année. Et encore, pour ne pas affoler les foules, l'usage veut que l'on compare la dette publique au PIB. Ce qui n’a finalement pas grand sens, puisque tout le PIB n’est pas public (encore heureux !). Il parait donc plus opportun de la rapporter aux recettes publiques, histoire de se rapprocher d'un ratio « dette/chiffre d'affaires ». Et là, avant de prendre connaissance de ce chiffre, il faut s'asseoir pour ne pas tomber, car ce ratio est actuellement de 180 % ! Le pire est que l'actif net de l'Etat français est négatif. Les chiffres de l'INSEE sont imparables. En 2015 (derniers chiffres officiels disponibles), le total des actifs de l'Etat français atteignait 795,5 milliards d'euros, alors que son passif était de 2 119,8 milliards d'euros. Cela signifie donc que l'actif net de l'Etat était de - 1 324,3. A titre de comparaison, ce dernier n’était « que » de - 892,7 milliards d'euros en 2011. C’est dire l’ampleur du dérapage, sachant qu’en 2016, la situation a encore empiré. Dans les prochains mois, si rien ne change (cas fort probable), il est clair que l'État français perdra encore en crédibilité et verra les taux d'intérêt de ses emprunts flamber, ce qui ne manquera pas de casser encore un peu plus l'investissement, la croissance et l'emploi. Plus personne ne pourra alors nier la situation de faillite de notre très cher Etat.
A suivre du 27 au 31 mars :
- Lundi 27, 10h (heure de Paris) : légère baisse de l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne.
- Mardi 28, 14h30 : le déficit extérieur américain des marchandises recule mais avoisine les 65 milliards de dollars.
- Mardi 28, 16h : quasi-stabilisation à un niveau très élevé de l’indice du Conference Board de confiance des consommateurs outre-Atlantique.
- Mercredi 29, 8h45 : l’indice INSEE de confiance des ménages baisse notablement en France.
- Jeudi 30, 11h : l’indice de sentiment économique recule légèrement dans la zone euro.
- Jeudi 30, 14h : l’inflation allemande recule sous les 2 %.
- Jeudi 30, 14h30 : confirmation de la croissance américaine de 1,9 % du quatrième trimestre.
- Vendredi 31, 1h30 : stagnation du taux de chômage japonais.
- Vendredi 31, 1h30 : l’inflation se stabilise à 0,4 % au Japon.
- Vendredi 31, 8h45 : la consommation des ménages repart à la baisse en France.
- Vendredi 31, 8h45 : vers une inflation de 1,0 % en France.
- Vendredi 31, 8h55 : stabilisation du taux de chômage à 5,9 % outre-Rhin.
- Vendredi 31, 10h30 : confirmation de la croissance annuelle britannique de 2 % au quatrième trimestre.
- Vendredi 31, 11h : l’inflation recule à 1,8 % dans la zone euro.
- Vendredi 31, 14h30 : modeste progression des revenus et de la consommation des ménages américains.
- Vendredi 31, 16h : confirmation de l’augmentation de l’indice Reuters/Université du Michigan de confiance des consommateurs.