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Au sommaire cette semaine :
« Pourquoi a-t-on créé les économistes ? Pour que les météorologues ne soient pas les seuls à se tromper ». Au-delà de cette boutade bien connue (qui rappelle néanmoins que les économistes doivent avant tout faire des prévisions et pas seulement se résoudre à décrire le passé, tout en étant constamment habités par un esprit d’humilité), il y a depuis quelques années une nouvelle similitude entre ces deux professions.
Une fois encore, l’économie américaine surprend par sa résistance. En effet, alors que de nombreux économistes n’ont de cesse d’annoncer son écroulement depuis des mois, voire des années, celle-ci continue de résister et d’éviter la crise tant annoncée et parfois même souhaitée.
Après six semaines de baisse, un retour très rapide d'ici demain soir au-dessus du niveau de 3400 permettrait à l'indice Eurostoxx de reporter cette perspective baissière, voire de l'invalider au-dessus du niveau de 3500. Les objectifs haussiers en cas de rebond seraient situés sur les niveaux de 3386, 3460, 3530, 3600, 3661 voire 3735...
A l’évidence, la France n’a vraiment pas brillé sur la scène européenne au cours du premier semestre 2008 : perte d’une place dans le classement de la croissance européenne, désormais juste derrière le Portugal et juste devant l’Italie qui s’enracine à la dernière place ; dégradation des relations franco-allemandes, par manque d’engagement clair de l’Hexagone en matière de réformes de la dépense publique ; et enfin élimination dès le premier tour de l’Euro 2008 en n’ayant marqué que deux buts, dont un contre son camp…
La crise financière et économique mondiale n’épargne personne. Pis, elle touche plus durement encore les économies européennes qui affichaient jusque là les plus belles réussites.
Après un bon premier trimestre, soutenu notamment par une formation de stocks exceptionnellement forte, la croissance allemande est bien sur le point de repartir en nette baisse. Après l’espoir de la petite hausse du climat des affaires de l’enquête IFO en mai, c’est bien ce que confirme le fort repli de ce dernier en juin.
Un livre récent, « Ubu loi », rédigé par Philippe Sassier et Dominique Lansoy, met bien en lumière les travers de la législation française. Il existe actuellement en France plus de 10 500 lois, 120 000 décrets, 7 400 traités, 17 000 textes communautaires et 62 codes différents. En ce qui concerne plus particulièrement le droit du travail, la « loi sur les 35 heures » comporte 37 articles, soit 44 pages ! Elle a donné lieu à 12 décrets et 2 circulaires, d’un total de 190 pages. Dans ces conditions, on comprendra aisément que les entreprises rechignent à recruter...
A force d’avoir été annoncée presque partout et notamment par de nombreux « spécialistes très éminents », la récession risque bien de faire son grand retour. Cependant, alors qu’une large majorité de prévisionnistes l’attendait aux Etats-Unis (elle devait même être la plus grave depuis l’après-guerre), c’est finalement en Europe que la probabilité du retour de la récession est la plus forte.
Avec un baril de brut qui frôle les 140 dollars, les regards des pays importateurs se tournent vers les fournisseurs de cet or noir, OPEP en tête, qui engrangent les profits sous forme de pétrodollars. Plus près de chez nous, la manne pétrolière profite aussi… à la Norvège. Le pays est en effet le huitième producteur et le cinquième exportateur mondial de pétrole. Le brut exploité l’est principalement via des forages off-shore en Mer du Nord ou en Mer de Norvège. 20 milliards de barils de pétrole ont été extraits du plateau continental norvégien depuis que la production a commencé en juin 1971. L’an dernier, la Norvège a produit 2,56 millions de baril par jour (mbj) de pétrole sur les 4,95 mbj produits en Europe (zone OCDE)...
Bonjour à toutes et à tous
Ce n’est un secret pour personne, Nicolas Sarkozy est fasciné par les Etats-Unis dont il partage les valeurs telles que le travail, la réussite, le rêve de l’ascension sociale et l’argent roi... On se souvient encore des images du Président faisant son jogging à Central Park ou au Fort de Brégançon avec un tee shirt NYPD !! D’ailleurs, la visite qu’il rendit à George Bush durant l’été 2007 fit beaucoup de bruit en France où le Président Américain n’est pas en odeur de sainteté. Les Ray Ban aviators à verres miroirs bien vissés sur le nez, Nicolas Sarkozy assume complètement cet atlantisme qui fait grincer des dents beaucoup de nos compatriotes...
L'Eurostoxx n'a pas confirmé de scénario noir en brisant son dernier rempart 'Fibonnaccique' situé sur le niveau de 3470. Ses supports majeurs sont restés intacts malgré une conjoncture défavorable et le nouveau record sur le Crude light Oil sur le niveau de 140$. Nous sommes restés partisans de scénarii de retournement haussier sur l'ensemble des indices évoquant toutefois, par prudence, la menace d'un cycle de baisse. A ce stade et sous un angle purement technique , le comportement de l'indice phare européen permet de nouveau d'anticiper une nouvelle approche haussière.
Remontée des taux de la BCE en juillet, certainement à l’automne pour la Réserve fédérale, américaine, retour des rumeurs sur l’Iran, risque de nouvelle flambée des cours du pétrole, craintes de nouvelles dévalorisations d’actifs pour les banques américaines et européennes, relance de la crise du crédit, notamment via les cartes bancaires, puis assèchement de la consommation, notamment outre-Atlantique, menaces terroristes prises très au sérieux par les autorités chinoises à l’occasion des Jeux Olympiques de Pékin…
En septembre 2007, un sondage BVA–Orange–l’Express indiquait que 42 % des personnes interrogées souhaitaient que Rachida Dati ait davantage d’influence dans la vie politique française. Malheureusement pour la Garde des Sceaux, ce chiffre est tombé à 32 % en mai 2008... Si l’on ajoute le fait que Rachida Dati n’a pas été intégrée dans la « task force présidentielle » ( la garde rapprochée de 7 ministres choisis par Nicolas Sarkozy ), il n’en faut pas plus à certains pour affirmer que cette dernière n’a plus l’oreille du Président voire qu’elle serait en pleine disgrâce...
L'EUR/USD pourrait poursuivre notre scénario de consolidation corrélé à notre stratégie de rebond haussier durable sur le dollar index. Nos objectifs sont situés sur les niveaux de 1.4950, 1.4345 , 1.3810 voire 1.33 moins probable. Pour cela , la devise européenne devra poursuivre son mouvement de repli et briser le niveau de 1.5260. Ce point représente un support initié par les plus hauts des séances de novembre 2004 et 2007 et passant par les bas des séances de mars et mai 2008. le niveau de 1.5270 est également la borne de support cylindrique de tout le mouvement de hausse depuis septembre 2003...
La Slovaquie rejoindra la zone euro en janvier prochain. Cinq ans environ après son adhésion à l’Union Européenne, elle deviendra le premier pays de l’ex-bloc soviétique à franchir le pas et sera le seizième membre de la zone euro, au moment où celle-ci fête son dixième anniversaire. Ce feu vert des autorités européennes récompense le travail de Bratislava pour atteindre les critères de convergence économique fixés par le Traité de Maastricht et s’imposer comme un acteur européen à part entière.
On peut déceler trois tendances de fond des marchés financiers d’aujourd’hui : l’interdépendance accrue entre les différents compartiments du marché ; la sophistication accélérée des instruments financiers et des stratégies mises en place par les intervenants et, pour terminer, le poids croissant qu’occupe la finance dans l’économie mondiale, non seulement en raison de l’arrivée des pays émergents, mais aussi parce que des enjeux nouveaux vont exiger des financements appropriés. L'analyse de Bernard Marois
Après plus de quinze ans d’absence sur les podiums des craintes économiques mondiales, l’inflation a fait dernièrement son grand retour.
Quand les Etats-Unis s’enrhume, le Mexique éternue. Les liens commerciaux privilégiés entre le pays et son voisin et collègue de l’ALENA sont pour bonne part à l’origine du développement de l’économie mexicaine. Mais en 2008, dans le contexte de crise économique et financière mondiale, cette dépendance commerciale est devenue pénalisante et procyclique. Attention aux lendemains difficiles...
Malmené dans les médias, bousculé à l’UMP, Nicolas Sarkozy doit également faire face au jugement sévère des Français sur sa politique. Ainsi, selon le dernier sondage BVA-Les Echos-France Inter, 67 % des personnes interrogées jugent « mauvaise » la politique économique menée par le gouvernement contre 29 % « de bonnes opinions ». Le président atteint un record d’impopularité qui a priori, selon le même sondage, transcende les clivages d’âge ou de catégorie socio-professionnelle. Face aux difficultés qu’il rencontre, Nicolas Sarkozy passe à l’action avec la vivacité qu’on lui connaît...
Le Dollar index qui représente une approximation du "Taux de change effectif du dollar" est un indice phare pour les cambistes et trésoriers sur le Forex. Il matérialise le dollar contre un panier constitué de six autres devises : l'Euro, le Yen, la livre sterling, le dollar canadien, la couronne suédoise et le franc suisse.
Depuis le XVIIème siècle et la naissance du capitalisme, les théories économiques n’ont cessé de se développer, se complétant parfois, s’opposant souvent, avec généralement pour but de devenir la théorie dominante. Depuis lors, l’histoire de la pensée économique a ainsi été une succession de périodes de gloire des différentes théories, les unes réfutant les autres et ne pouvant, du moins en apparence, subsister ensemble.
Peut-on arrêter le mouvement ? A l’heure où les marchés financiers montrent la toute-puissance de leur dérèglement, où l’ « or noir » n’a jamais aussi bien mérité son nom, où les émeutes alimentaires nous rappellent la précarité de millions d’habitants du Sud..., la mondialisation fait renaître des fougues anti-mondialistes que l’on n’avait guère connues depuis les manifestations contre l’OMC à Seattle - qui font l’objet d’un film actuellement à l’affiche, ironie de l’histoire ! Sous ces auspices troublés, une question revient : et si la mondialisation était irréversible ?
Le duel entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë pour le poste de premier secrétaire du Parti Socialiste a commencé. Anticipant la sortie du livre de son rival le 22 mai, c’est Ségolène Royal qui a «dégainé» la première en annonçant sa candidature vendredi 16 mai. Actuellement distancée de près de 10 points par Bertrand Delanoë (sondage IPSOS auprès des sympathisants socialistes), elle n’aura pas la tâche facile, d’autant que les traces laissées par sa défaite en 2007 ajouteront un degré de complexité supplémentaire à son entreprise...
Le Future Eurostoxx a bien confirmé notre anticipation de renversement de tendance du 19 mars dernier et la correction qui s'en est suivie. Notre analyse haussière réitérée ensuite reste d'actualité avec comme prochain objectif le niveau de 4010. Que nous dit à présent l'analyse technique pour l'avenir ?
Cela commence à devenir lassant, depuis environ trois mois et à l’exception de l’étonnante croissance du premier trimestre, les statistiques françaises se suivent et se ressemblent : tout va de plus en plus mal pour l’économie hexagonale. Après la baisse de la consommation, la chute du climat des affaires dans les services et l’industrie et la dégringolade des mises en chantier, la confiance ou plutôt la défiance des ménages fait de nouveau parler d’elle.
Beaucoup de gens s’étonnent de voir les bonnes performances de nos entreprises du CAC 40, en termes de croissance des bénéfices, alors que l’économie française semble engluer dans une croissance « molle ».
C’est certainement LA révolution économique (du moins en apparence) de l’actuelle législature, à savoir l’interdiction constitutionnelle du déficit budgétaire en France. Malheureusement, et comme souvent dans l’histoire économico-politique française, cette révolution n’est qu’apparente et relève plus de la communication politique que de la crédibilité économique. Tout d’abord, si elle votée, cette réforme ne s’appliquera qu’à l’horizon 2012. D’ores et déjà, il est donc clair que les dirigeants actuels du pays n’auront pas à gérer cette « révolution » apparente, à moins qu’ils soient tous reconduits au pouvoir en 2012. En outre, au-delà du choc des mots, la réalité de cette annonce est beaucoup moins percutante qu’on pourrait le penser.
135 dollars pour un baril en mai 2008. Qui l’eut crû ? Pourtant, telle est la triste réalité à laquelle nous sommes désormais confrontés. Et, si jusqu’à présent, la croissance de la planète a pu absorber les différents chocs pétroliers qui se sont succédé depuis 2000, la facture est désormais particulièrement lourde. Et pour cause : à chaque fois que le baril augmente de 10 dollars en moyenne sur une année, la croissance mondiale, mais aussi celle des pays développés, perd 0,4 point. Or, depuis 2000, les augmentations annuelles de l’or noir ont très rarement dépassées les 10 dollars. De 18 dollars en 1999, le cours annuel moyen du brent est ainsi passé à 28 dollars en 2000, puis après une stabilisation entre 24 et 28 dollars de 2001 à 2003, ce niveau moyen du baril a atteint 38 dollars en 2004, puis 54 en 2005, 65 en 2006, et enfin 72 en 2007. Mais pour 2008, la donne est complètement différente puisque, de janvier à aujourd’hui, le cours moyen du brent atteint 105 dollars.
La Turquie et le FMI, c’est une histoire de fond et de fonds. Le Fonds Monétaire International vient de débloquer une enveloppe de 3,65 milliards de dollars, la dernière tranche d’une ligne de crédit d’un total de près de 10 milliards de dollars, accordée pour trois ans en 2005. Désormais en relative meilleure santé, la Turquie n’a presque plus besoin de médecin. Dans le cadre du dernier plan, triennal qui l’unit au FMI, elle va encore recevoir près de 3 milliards et demi de dollars. Mais ce pourrait être la dernière injection...
Impressionnant ! Alors que les cours du pétrole ne cessent de battre des records, que l’euro évolue au-dessus de 1.50 EUR/USD depuis maintenant trois mois, que la croissance de l’économie américaine est proche de zéro depuis le quatrième trimestre 2007 et que la croissance mondiale ralentit, l’indice IFO de confiance des industriels allemands résiste et demeure à un niveau, certes inférieur à ses niveaux du premier semestre 2007, mais encore élevé.
Le baril flambe de record en record. Dans la mesure où cette explosion repose principalement sur une base spéculative, il peut-être utile d'observer l'une des analyses préférées des "spéculateurs", à savoir l'analyse chartiste. Or, selon cette dernière, une nette baisse devrait se produire très prochainement. Explications...
Cafouillage, camouflet, revers cinglant...Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire la réaction de l’Assemblée Nationale au projet de loi sur les OGM (136 voix contre et 135 pour) . L’absentéisme de nos députés et le cumul des mandats n’expliquent pas ce manque de discipline de la part de la majorité parlementaire. Il s’agit bien d’un message direct adressé à Nicolas Sarkozy qui traduit le malaise grandissant d’une partie des députés vis à vis du Président...
L'Eurostoxx vient d'atteindre hier notre objectif situé sur le niveau de 3875 (3879 traité hier en séance). L'indice pourrait effectuer une correction à hauteur des trois premiers retracements de Fibonacci situés sur les niveaux de 3761, 3700 et 3650 avant de rebondir pour ensuite poursuivre notre strategie de fin de cycle baissier sur l'eurostoxx et atteindre le palier suivant sur le niveau de 4010. Explication chartiste...
Les crises économiques et financières sont vieilles comme le capitalisme. La première bulle enregistrée par l’Histoire est « la crise des tulipes » de 1637, en Hollande. Plus récemment, nous avons connu la crise « asiatique » de 1997 et la bulle internet de 2001. Est-ce que la spéculation est la principale responsable ? Faut-il éliminer la spéculation financière ? Les réponses de Bernard MAROIS, Professeur à HEC et Président du club Finance HEC, qui, désormais, nous fera le plaisir d'écrire régulièrement sur le site d'ACDEFI.
Il faut le reconnaître, nous n’avions pas anticipé que la croissance du PIB français atteindrait 0,6 % au premier trimestre 2008. Notre prévision d’une augmentation de seulement 0,3 % n’a donc pas été validée. Et le fait que le consensus prévoyait également une croissance faible à 0,4 % n’est évidemment pas suffisant pour nous réconforter. En fait, face à ce décalage, deux types de comportement sont possibles. Soit celui du profil bas et du retournement de veste, via une révision fortement haussière de notre prévision de croissance pour 2008 ; soit celui de la franchise qui nous impose de souligner que les comptes nationaux du premier trimestre nous paraissent mystérieux et nous amènent à appeler à la prudence : Non ! Madame Lagarde, ne criez pas victoire trop vite.
L’idée était incitative à l’origine : récompenser les pays et les industriels qui s’évertuent à moins polluer en leur allouant des crédits carbone monnayables. Et de créer une Bourse du carbone, c’est-à-dire un marché de négociation et d’échange de crédit d’émission des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Est-ce vraiment si simple ?
La France n’est pas un pays facile à gouverner et les Français - trop souvent déçus de leur classe politique - sont depuis longtemps les champions de l’alternance en matière électorale. Ainsi, chaque élection dite intermédiaire se transforme bien souvent en vote sanction vis à vis du pouvoir en place. La réaction de nos compatriotes vis à vis de Nicolas Sarkozy ne déroge pas à la règle, comme l’ont montré les résultats des dernières élections municipales et cantonales.
Ce dicton populaire bien connu a rarement été aussi juste qu’en ce mois de mai 2008. Non parce qu’il correspond au quarantième anniversaire de mai 68. Non parce que le printemps semble enfin arriver dans le ciel hexagonale. Non parce que les investisseurs boursiers semblent également retrouver quelque espoir. Mais surtout parce que le nombre de jours travaillés risque d’être l’un des plus faibles de l’histoire française récente.
Jusque là ils émergeaient. Ils vont peut-être nous submerger. La montée en puissance de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de la Russie (les fameux « BRIC ») et des pays producteurs de pétrole n’a de cesse de s’affirmer alors que l’économie mondiale dérape, que les travers de la finance hérissent, que les cours de l’or noir s’envolent au-delà des 120 dollars et que la flambée des prix alimentaires fait craindre un désastre humain. La vague pourrait même prendre des allures de tsunami.
Nicolas Sarkozy est probablement l’homme politique le plus doué de sa génération face à la caméra de télévision. Alain Duhamel, spécialiste reconnu du monde politique, a d’ailleurs écrit à son sujet : «Personne - absolument personne - ne prépare aussi méticuleusement que Nicolas Sarkozy une émission de radio ou de télévision.(...) A la télévision comme à la radio, il mériterait d’être consacré meilleur ouvrier de France» ( « Derrière le miroir , les hommes politiques et la télévision » 2001). Nicolas Sarkozy lui même écrivait dans son ouvrage Libre en 2003: «Chaque fois, je préparais mes débats avec une sorte de fièvre, révisant mes dossiers jusqu’à les posséder. (...) Ainsi, j’allais à l’affrontement avec une réponse préparée à chaque question prévisible». A-t-il été à la hauteur lors de son intervention télévisée du jeudi 24 avril ?
Il y a parfois des prévisions qu’on souhaiterait ne pas voir se réaliser. Ainsi, il y a un an, alors qu’à l’instar des dirigeants politiques, le consensus des prévisionnistes annonçait une croissance française d’environ 2,3 %, nous paraissions bien pessimistes avec nos 1,8 %, soit seulement 0,1 point de moins que la réalité. Depuis six mois, bis repetita : nous annonçons une croissance de 1,4 % pour cette année et le gouvernement s’est entêté à maintenir sa prévision de 2 à 2,5 % pour finalement la ramener dans une fourchette de 1,7 % à 2 %.
Une nouvelle expression pathétique a fait son apparition dans les médias, sur fond d’images de ventres vides et de porte-monnaie dépourvus : la « crise alimentaire » frappe la planète. Deux mots qui traduisent le déchirement de la mondialisation. Ses arrangements, ses contradictions, ses séquelles. Quid des raisons de cette « crise » ? Sur un plan purement réel - dans le sens de l’ « économie réelle » -, il s’agit d’un « simple » mais malheureux problème de rareté d’une ressource. Et qui dit rareté dit souvent élévation des prix. Et le paradoxe est là : l’offre chute alors que la demande explose.
Les Cassandres vont encore être déçus : annoncée avec fracas depuis des mois, la récession américaine n’arrive toujours pas à sortir de la tête de certains économistes pour devenir réalité.
Nicolas Sarkozy est toujours en baisse dans les sondages (38 % d’opinions favorables soit -3 points selon Opinion Way ) derrière François Fillon, qu’il tire vers le bas, mais qui demeure néanmoins plus populaire que lui (51% d’opinions favorables soit -3 points). Baisse encore plus sévère selon le dernier sondage IFOP – JDD qui crédite Nicolas Sarkozy de 36 % d’opinions favorables (52 % pour François Fillon), soit le plus mauvais score d’un Président de la V° République un an après son élection. Il semble que Nicolas Sarkozy supporte de moins en moins François Fillon, à qui il reproche le manque de soutien dans les moments difficiles. Dans ce contexte, il semble que les chiffres des sondages ajoutent de l’huile sur le feu...
Un peu à la manière d’un « ne tirez pas sur l’ambulance », les leaders américain, canadien et mexicain se sont érigés en ardents défenseurs du traité de libre-échange nord-américain (ALENA), lors du Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP), en sommet à La Nouvelle-Orléans.
Emission du 16 avril 2008 : La flambée des étiquettes et le record d’inflation dans la zone euro
Lors du sommet économique et financier du G7 dernier, une surprise de taille s’est produite : pour l’une des rares fois depuis le début des années 90, les dirigeants économiques et monétaires des soi-disant sept pays les plus riches de la planète ont osé l’impensable : rédiger un communiqué officiel faisant état de leur inquiétude quant à l’évolution excessive des devises internationales…
A l’heure où le monde regarde son assiette, le partage du gâteau « Mondialisation » soulève des haut-le-coeur. Dans les rayons débordants de nos supermarchés, nous nous emportons devant le prix de la plaquette de beurre allégé en matières grasses, devant le renchérissement du paquet de tagliatelles au blé complet, devant la « valse des étiquettes » de la brick de lait demi-écrémé enrichi aux oméga 3. Pour d’autres, le panier à provisions est désespérément vide. Acheter du blé, du riz, du maïs, de l’huile… est un luxe tant les prix se trouvent désormais dé-correllés du pouvoir d’achat de pays en développement tels que Haïti, l’Egypte, l’Ethiopie, Madagascar, les Philippines… où l’on assiste aux premières « émeutes de la faim ». La « crise alimentaire » menace. Au vu des considérations humanitaires et politiques qui sont en jeu, les grands de ce monde ont multiplié ces derniers jours les initiatives pour apporter fonds et aide logistique aux populations les plus démunies.
La cause tibétaine et à travers elle la question des droits de l’homme est désormais au cœur des 29èmes Jeux Olympiques qui auront lieu à Pékin du 8 au 24 Août. Ces jeux n’ont pas encore commencé mais les épreuves sont déjà au rendez vous.
Alors que la flamme des jeux olympiques de Pékin passe de pays en pays et de fiasco en fiasco, la Chine, imperturbable, continue son bonhomme de chemin, défiant les règles usuelles de l’économie, de la finance et de la géopolitique. Ainsi, alors que l’ensemble des pays développés connaissent un ralentissement économique marqué, la Chine continue de croître à des rythmes supérieurs à 10 % en dépit du souhait de ses propres dirigeants de calmer la machine. En d’autres termes, alors que les pays occidentaux cherchent par tous les moyens à doper les chiffres de croissance, la Chine essaie de les limiter, en vain.
3,8 % de croissance l’année dernière mais 2,2 % et 2 % prévus pour 2008 et 2009 (selon les prévisions d'ACDEFI). 2,8 % d’inflation en 2007 mais 4,1 % attendus cette année. Un chômage à 8,8 % d’après les derniers chiffres et qui pointe vers la barre des 10 % pour 2009. Un déficit courant qui est tombé à - 134 milliards de dollars pour 2007.
Nicolas Sarkozy remonte lentement mais sûrement dans les sondages et comble progressivement son déficit en terme d’image. Ainsi, il gagne 4 % de bonnes opinions selon le dernier sondage BVA – Orange – L’Express.
A l’instar de la spéculation qui fait partie intégrante de la vie des marchés financiers, les phénomènes de bulles et réciproquement de krach sont inévitables. Ils correspondent simplement au fait que la vie économique et financière est incertaine et que les investisseurs sont mus par ce que Keynes appelait les animal spirits, c’est-à-dire les instincts animaux qui font que, dans le doute, le mimétisme est préféré à la rationalité économique.
« L’essoufflement, pour ne pas dire pis, du processus de Barcelone ». « Echec de Barcelone donc, ou du moins enlisement ». Le constat est sans appel. Il est celui d’Elie Barnavi qui concluait dimanche le Forum de Paris, organisé pour cette édition 2008, sur un thème à la mode depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence : l’Union méditerranéenne...
La visite d’Etat au Royaume-Uni a été le cadre de l’opération de « représidentialisation » engagée par Nicolas Sarkozy depuis le revers électoral des municipales. L’apparat royal et le british protocole ont en effet permis à Nicolas Sarkozy de redorer son image de Président. Ses électeurs, qui avaient voté pour de l’or massif avaient en effet l’impression de se retrouver avec du plaqué...
L'OR est proche d'une résistance majeure située sur le niveau de 1050. Ce point matérialise la borne haute du canal historique dans lequel le Gold évolue depuis trente ans à l'image du graphique joint. L'heure de la baisse aurait-elle sonné ?
Inadapté. Le constat selon lequel le remède du Fonds Monétaire International arrive toujours en peu trop tard ne date pas d’aujourd’hui. Mais, au regard de la crise qui a éclaté l’été dernier et fait vaciller une grande partie du système financier global, la pilule passe mal et le grand argentier mondial ne peut faire l’économie d’une réforme substantielle et profonde.
Les industriels allemands et français sont formidables : les matières premières flambent, la croissance mondiale ralentit, l’euro atteint des niveaux prohibitifs, les banques françaises et allemandes se fragilisent, la modernisation de l’économie française s’éloigne de plus en plus, la consommation allemande reste faible... Mais non, rien n’y fait, les chefs d’entreprise des industries franco-allemandes refusent de céder au pessimisme.
Emission du 28 janvier 2008 : Crise bancaire : la contagion ?
La Fed baisse ses taux sans "obéir" aux souhaits des marchés. Elle confirme ainsi qu'elle est prête à tout faire pour éviter une forte récession, mais aussi qu'elle sait garder son sang-froid. Autrement dit : il y a bien un pilote dans l'avion qui évitera le crash.
Crise financière : origines, conséquences, réactions de la Fed et de la BCE.
Le premier tour des élections municipales et cantonales à donné naissance à une nouvelle version du « NI NI » en politique (ni privatisation, ni nationalisation). En effet, ces élections, contrairement à la plupart des pronostics, ne furent ni la Berezina annoncée pour la droite, ni la vague rose.
Les statistiques économiques publiées aujourd’hui dans l’Hexagone sont à l’image des résultats du premier tour des municipales : ils confirment que la situation reste très fragile sans pour autant être catastrophique, du moins pour l’instant.
Comme nous l’évoquions il y a deux semaines dans cette même rubrique, il est de plus en plus difficile de garder espoir quant à l’évolution de la croissance mondiale et des marchés boursiers internationaux. Au fil des jours, les bataillons de « bearish » se garnissent et les résistants à ce pessimisme généralisé se font de plus en plus rares.
Visez le paradoxe : c’est un pays fermé, communiste, qui accueille une conférence économique mondiale cette semaine.
A une semaine des municipales, de nombreux candidats se démarquent du Président en insistant sur le caractère local de l’élection. Il est vrai qu’actuellement, Nicolas Sarkozy apparaît davantage comme un handicap que comme un atout dans son propre camp.
C’est fait ! Après quelques semaines de repli et de répit, les marchés ont finalement réussi à atteindre un de leurs objectifs tant attendus depuis des mois, en l’occurrence le franchissement de la barre des 1,50 dollar : il faut donc désormais « débourser » 1,52 dollar pour se procurer un euro.
Croissance mondiale, économie américaine, dynamisme des pays émergents, Euroland, BCE, euro/dollar, Cac 40, paysage bancaire, croissance française...
Nicolas Sarkozy devisse encore et toujours dans les sondages (38 % d’opinions positives contre 57 % pour F. Fillon selon IFOP) et accumule les déconvenues. Néanmoins, face à certaines attaques qui s’apparentent à de l’acharnement, un décryptage des malheurs présidentiels s’impose.
Noir c’est noir ! Qu’ils soient Français, Américains, Européens, la plupart des investisseurs, gérants, économistes, analystes et autres acteurs des marchés apparaissent unanimes : 2008 sera une année de récession, de crise bancaire, de déprime boursière, voire pour certains de dépression au moins aussi forte qu’après le krach de 1929. Bref, à les entendre, il n’y a qu’une chose à faire : prendre neuf mois de vacances et revenir en 2009 quant tout ira mieux…
En ces temps de déprime, voilà qu’on nous reparle de bonheur. Mais pas n’importe lequel, de « bonheur national brut ». C’est une des dernières « trouvailles » de Nicolas Sarkozy qui a dépêché deux Prix Nobel –l’Américain Joseph Stiglitz et l’Indien Amartya Sen, rien que ça – pour plancher sur le concept de bien-être économique et sur un indicateur qui serait le mieux à même de révéler le sentiment économique du pays. Has been le PIB ? Pas si sûr.
Plus les mois passent, plus l’écart se réduit entre l’inflation officielle et la perception qu’en ont les Français. Certes, de par le traditionnel effet soldes, les prix à la consommation ont baissé en janvier, mais de seulement 0,1 %, contre un repli de 0,3 % en janvier 2007. Mécaniquement, le glissement annuel des prix s’est alors tendu de 2,6 % en décembre à 2,8 % en janvier 2008, soit un plus haut depuis mai 1992.
Interview de Marc Touati par Marie-Sophie Carpentier dans le Club des économistes sur LesEchos.
François Fillon confirme sa bonne cote de popularité (52 % d’opinions favorables IPSOS le Point, +7%) et dépasse une nouvelle fois Nicolas Sarkozy dans les sondages (qui lui subie une nouvelle baisse de 10%). Le Premier Ministre prend de plus en plus d’assurance comme le prouve sa décision d’annoncer l’augmentation de 5% du minimum vieillesse, devançant ainsi le Président. Par ailleurs, il s’investit pleinement dans la campagne des municipales.