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« 2008 sera-t-elle l'année de la prise de conscience de la mondialisation ? Sans nul doute, a-t-on compris, au cours des derniers mois, que la dépendance entre les états était plus forte que ce que nous laissaient penser les discours des grands argentiers du monde », écrivions-nous en décembre dernier. Une dépendance pour le meilleur et, aujourd'hui, pour le pire.
« Quand le régionalisme se substitue aux vides du multilatéralisme », écrivions-nous en octobre 2007. La crise financière puis économique étant venue ébranler nombre de nos convictions, cette acception a aujourd'hui plus encore de valeur qu'il y a deux ans. C'est l'Amérique Latine qu'il faut une fois de plus remercier. La nouvelle invention : le sucre. Pas de la matière première, mais une nouvelle devise transfrontalière. Les Chinois en rêvaient, les Latino l'on fait. Ou, du moins, annoncé.
Par les temps qui courent, on se contente de peu. La Chine se satisfera donc de 6 %. S'il fallait un argument pour finir d'enterrer la théorie du découplage, le directeur des prévisions économiques du Centre d'information d'Etat chinois l'a donné sans sourciller la semaine dernière. Un PIB trimestriel en hausse de seulement 6 %, voilà qui serait le taux de croissance le plus faible depuis 1992, date de la création de cet indicateur. Pour l'année en cours, le PIB chinois devrait croître de 5 à 8 %, selon les estimations. Dire que le PIB chinois a augmenté en moyenne de 9,4 % par an, entre 1998 et 2007. Cette année-là, il a même bondi de 13 %.
Le Fonds Monétaire International se veut donneur de leçons. « Il est absolument nécessaire de restructurer le secteur financier », répète à l'envie son directeur, de crainte que le message, après les milliards de pertes subies, les milliers de chômeurs enregistrés, n'ait pas encore bien été compris. « Nous devons vérifier la viabilité de chacune des banques, au cas par cas. » Souhaitons bon courage à Monsieur Strauss-Kahn. Avec la faillite de Lehman Brothers, il aura toutefois un dossier en moins à éplucher. Mais, il risque d'y passer les nuits du restant de sa vie, sans pour autant accoucher d'une idée suffisamment lumineuse pour changer la face du monde.
Le Roquefort n'aurait pas pu trouver meilleure campagne de publicité. Mis au pilori par les Etats-Unis, le fromage à pâte persillée a fait la Une de la presse tricolore, relançant une violente polémique que le McDonald's de Millau avait payée chère.
Jaune, noir, vert, bleu : l'or est multicolore. Métal précieux, pétrole, produits agricoles et eau sont les richesses de notre monde, rares et pourtant indispensables. La neige qui est tombée le week-end dernier ravira non seulement les skieurs impatients mais aussi ceux qui surveillent le niveau de nos nappes phréatiques. Car, si la planète bleue ne manque pas d'eau, l'homme ne peut ou ne sait toute l'utiliser pour couvrir des besoins sans cesse plus grands. 10 % de l'eau que nous prélevons est destinée à notre usage domestique, 20 % à l'industrie et 70 % à l'agriculture.
Voilà le retour des déboires économiques pour l'Espagne, comme en 1992-1993. A cela près que c'est, cette fois-ci, parti pour durer plus de temps. L'Espagne devrait souffrir de la pire des récessions (- 0,9 %) de toute la zone euro, prévient l'OCDE. Le taux de chômage a déjà grimpé à plus de 11 %, selon des données de la banque La Caixa. Il pourrait dépasser les 14 % en 2009, frôler les 15 % en 2010.
Voyons un seul avantage à l'isolement du continent noir sur le planisphère économique : les subprime n'ont pas contaminé l'Afrique. Malheureusement, il faut tristement constater qu'il n'y avait pas grand-chose à contaminer tant l'Afrique - malgré quelques évidentes disparités nationales - reste l'oubliée de la mondialisation, que cette dernière soit économique ou purement financière. Or, l'Afrique n'échappe pas à la crise économique qui secoue la planète, victime collatérale en quelque sorte...
Si l'Archipel avait pour l'heure échappé à la tempête financière, le tsunami de la récession économique ne devrait pas manquer de balayer ses côtes. Au Japon, les clignotants virent les uns après les autres au rouge. PIB en chute libre, appréciation du yen, production industrielle en berne, baisse des exportations, explosion des défaillances d'entreprises, remontée du fléau du chômage, stagnation du pouvoir d'achat, reprise de l'inflation, recul de la consommation… le cocktail est explosif.
La tempête financière n'a pas épargné le royaume de la neutralité, la Suisse. Depuis les alertes sur UBS et Credit Suisse, au printemps dernier, on avait presque oublié que ce temple de la finance n'était pas totalement « neutre » en ce qui concerne les affaires des gros sous. La semaine dernière pourtant, la bourse de Zurich a été, comme ses homologues européennes, la victime de mouvements de panique. Elle a perdu 22,28 % en cinq jours, soit sa plus forte perte en 19 ans...
Le FMI est une mine d'or. Le Fonds Monétaire International possède en effet une des plus importantes réserves d'or au monde. A l'origine, le métal jaune assurait le bon fonctionnement du système monétaire mondial. Mais depuis la fin de l'étalon change-or, ces lingots n'avaient plus guère de rôle. Jusqu'à la crise financière actuelle...
Découplage. Recouplage. Les observateurs économiques se demandent tous ce qu'il va advenir de l'Asie dans ce contexte de ralentissement économique mondial. A cette question vaste, aucune réponse globale n'est possible tant l'Asie abrite une diversité de situation. La Chine est bien évidemment touchée par la crise. Le pays n'affichera plus 10 % de croissance annuelle mais sa performance économique devrait continuer à nous faire pâlir d'envie. Pourtant, la Chine suscite la méfiance. D'autres pays d'Asie, moins « médiatisés », méritent notre analyse en ces temps troublés. C'est le cas du Vietnam.
L'Australie a fait ses choux gras de la hausse des matières premières depuis le début de la décennie et a pleinement profité de l'envolée de ces derniers mois. Mais la roue tourne et l'accalmie observée ces derniers temps sur les prix des matières premières agricoles et des minerais pourrait bien mettre un terme à l'euphorie.
L'affaire Fortis fait parler d'elle. Aux Pays-Bas où la presse relate la gronde des actionnaires de ce groupe belgo-néerlandais de banque et d'assurances fortement impacté par la crise financière. En France où ce cas de figure est l'occasion d'évoquer l' « égalitarisme batave »[1].
« BRIC » : Brésil, Russie, Inde, Chine. L'acronyme imaginé au début de la décennie pour désigner les pays à fort potentiel ne pensait pas trouver une si forte acuité. Aujourd'hui, le monde ne se comprend plus sans ces quatre grandes puissances économiques, politiques, démographiques et même culturelles. Quatre géants qui sont devenus des acteurs de premier plan de la révolution économique que le monde traverse. Quatre reflets de la mondialisation dans tous ses états. Petite étude de cas...
La République démocratique populaire lao ou Laos fait partie des pays qui frappent à la porte de l'Organisation Mondiale du Commerce depuis des années et est de ceux qui aujourd'hui sont les mieux placés pour intégrer cette arène de l'économie mondiale. Ce serait une belle récompense pour ce petit Etat, listé parmi les pays les moins avancés (PMA), qui, depuis le milieu des années 1980, a multiplié les réformes pour passer d'une économie à planification centralisée à une économie de marché.
La crise financière et économique mondiale n'épargne personne. Pis, elle touche plus durement encore les économies européennes qui affichaient jusque là les plus belles réussites.
Avec un baril de brut qui frôle les 140 dollars, les regards des pays importateurs se tournent vers les fournisseurs de cet or noir, OPEP en tête, qui engrangent les profits sous forme de pétrodollars. Plus près de chez nous, la manne pétrolière profite aussi… à la Norvège. Le pays est en effet le huitième producteur et le cinquième exportateur mondial de pétrole. Le brut exploité l'est principalement via des forages off-shore en Mer du Nord ou en Mer de Norvège. 20 milliards de barils de pétrole ont été extraits du plateau continental norvégien depuis que la production a commencé en juin 1971. L'an dernier, la Norvège a produit 2,56 millions de baril par jour (mbj) de pétrole sur les 4,95 mbj produits en Europe (zone OCDE)...
La Slovaquie rejoindra la zone euro en janvier prochain. Cinq ans environ après son adhésion à l'Union Européenne, elle deviendra le premier pays de l'ex-bloc soviétique à franchir le pas et sera le seizième membre de la zone euro, au moment où celle-ci fête son dixième anniversaire. Ce feu vert des autorités européennes récompense le travail de Bratislava pour atteindre les critères de convergence économique fixés par le Traité de Maastricht et s'imposer comme un acteur européen à part entière.
Quand les Etats-Unis s'enrhume, le Mexique éternue. Les liens commerciaux privilégiés entre le pays et son voisin et collègue de l'ALENA sont pour bonne part à l'origine du développement de l'économie mexicaine. Mais en 2008, dans le contexte de crise économique et financière mondiale, cette dépendance commerciale est devenue pénalisante et procyclique. Attention aux lendemains difficiles...
Peut-on arrêter le mouvement ? A l'heure où les marchés financiers montrent la toute-puissance de leur dérèglement, où l' « or noir » n'a jamais aussi bien mérité son nom, où les émeutes alimentaires nous rappellent la précarité de millions d'habitants du Sud..., la mondialisation fait renaître des fougues anti-mondialistes que l'on n'avait guère connues depuis les manifestations contre l'OMC à Seattle - qui font l'objet d'un film actuellement à l'affiche, ironie de l'histoire ! Sous ces auspices troublés, une question revient : et si la mondialisation était irréversible ?
La Turquie et le FMI, c'est une histoire de fond et de fonds. Le Fonds Monétaire International vient de débloquer une enveloppe de 3,65 milliards de dollars, la dernière tranche d'une ligne de crédit d'un total de près de 10 milliards de dollars, accordée pour trois ans en 2005. Désormais en relative meilleure santé, la Turquie n'a presque plus besoin de médecin. Dans le cadre du dernier plan, triennal qui l'unit au FMI, elle va encore recevoir près de 3 milliards et demi de dollars. Mais ce pourrait être la dernière injection...
L'idée était incitative à l'origine : récompenser les pays et les industriels qui s'évertuent à moins polluer en leur allouant des crédits carbone monnayables. Et de créer une Bourse du carbone, c'est-à-dire un marché de négociation et d'échange de crédit d'émission des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Est-ce vraiment si simple ?
Jusque là ils émergeaient. Ils vont peut-être nous submerger. La montée en puissance de la Chine, de l'Inde, du Brésil, de la Russie (les fameux « BRIC ») et des pays producteurs de pétrole n'a de cesse de s'affirmer alors que l'économie mondiale dérape, que les travers de la finance hérissent, que les cours de l'or noir s'envolent au-delà des 120 dollars et que la flambée des prix alimentaires fait craindre un désastre humain. La vague pourrait même prendre des allures de tsunami.
Une nouvelle expression pathétique a fait son apparition dans les médias, sur fond d'images de ventres vides et de porte-monnaie dépourvus : la « crise alimentaire » frappe la planète. Deux mots qui traduisent le déchirement de la mondialisation. Ses arrangements, ses contradictions, ses séquelles. Quid des raisons de cette « crise » ? Sur un plan purement réel - dans le sens de l' « économie réelle » -, il s'agit d'un « simple » mais malheureux problème de rareté d'une ressource. Et qui dit rareté dit souvent élévation des prix. Et le paradoxe est là : l'offre chute alors que la demande explose.
Un peu à la manière d'un « ne tirez pas sur l'ambulance », les leaders américain, canadien et mexicain se sont érigés en ardents défenseurs du traité de libre-échange nord-américain (ALENA), lors du Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP), en sommet à La Nouvelle-Orléans.
A l'heure où le monde regarde son assiette, le partage du gâteau « Mondialisation » soulève des haut-le-coeur. Dans les rayons débordants de nos supermarchés, nous nous emportons devant le prix de la plaquette de beurre allégé en matières grasses, devant le renchérissement du paquet de tagliatelles au blé complet, devant la « valse des étiquettes » de la brick de lait demi-écrémé enrichi aux oméga 3. Pour d'autres, le panier à provisions est désespérément vide. Acheter du blé, du riz, du maïs, de l'huile… est un luxe tant les prix se trouvent désormais dé-correllés du pouvoir d'achat de pays en développement tels que Haïti, l'Egypte, l'Ethiopie, Madagascar, les Philippines… où l'on assiste aux premières « émeutes de la faim ». La « crise alimentaire » menace. Au vu des considérations humanitaires et politiques qui sont en jeu, les grands de ce monde ont multiplié ces derniers jours les initiatives pour apporter fonds et aide logistique aux populations les plus démunies.
« L'essoufflement, pour ne pas dire pis, du processus de Barcelone ». « Echec de Barcelone donc, ou du moins enlisement ». Le constat est sans appel. Il est celui d'Elie Barnavi qui concluait dimanche le Forum de Paris, organisé pour cette édition 2008, sur un thème à la mode depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence : l'Union méditerranéenne...
Visez le paradoxe : c'est un pays fermé, communiste, qui accueille une conférence économique mondiale cette semaine.
En ces temps de déprime, voilà qu'on nous reparle de bonheur. Mais pas n'importe lequel, de « bonheur national brut ». C'est une des dernières « trouvailles » de Nicolas Sarkozy qui a dépêché deux Prix Nobel –l'Américain Joseph Stiglitz et l'Indien Amartya Sen, rien que ça – pour plancher sur le concept de bien-être économique et sur un indicateur qui serait le mieux à même de révéler le sentiment économique du pays. Has been le PIB ? Pas si sûr.
Il y a les « pour » et les « anti ». Les premiers s'apprêtent à savourer une douce soirée avec leur moitié. Au menu : mets fins et une tripotée de cœurs roses et rouges « marketés » avec le plus grand soin. Les seconds, célibataires de gré ou par la force de choses, peaufinent leur argumentaire : la Saint-Valentin n'est qu'une fête purement commerciale, ré-inventée pour combler un vide économique.
De quoi attiser l'ire de la Russie. Moscou n'appréciait déjà guère le gouvernement ukrainien, parvenu au pouvoir après la « Révolution orange » pro-occidentale, et avec qui il a multiplié les bras de fer commerciaux. Leurs rapports ne devraient pas s'améliorer avec l'annonce de l'adhésion de l'Ukraine à l'OMC, à la porte de laquelle la Russie frappe sans réponse depuis quinze ans.
« Chaque Européen qui vient en Inde apprend à avoir de la patience s'il n'en a pas et la perd s'il en a », dit-on en Inde. Nicolas Sarkozy devra donc réfréner ses ardeurs s'il compte réaliser cette fin de semaine une moisson aussi fournie en Inde que lors de ses précédentes « expéditions séduction », en Chine notamment.
L'Europe est vue comme une « res publica », une chose publique dont l'édification bute parfois sur des écueils.
De l'argent privé reçu par une institution multilatérale « publique », si tant est que l'on puisse assimiler la Banque Mondiale ou le Fonds Monétaire International à des organismes « publics ».
Derrière son aspect un peu poussiéreux – apparu en 1884, le « British Commonwealth of Nations » voit le jour avec le Statut de Westminster en 1931 qui confère aux Dominions leur indépendance –, le Commonwealth est loin d'être insignifiant. Aux côtés du Royaume-Uni, il regroupe parmi ses 53 pays totalement ou partiellement anglophones et indépendants – soit 30 % de la population mondiale – quelques économie non négligeables comme le Canada, l'Inde – dont l'accession à l'indépendance a marqué la naissance du Commonwealth moderne –, l'Australie ou encore Singapour. Quel sera son avenir ?
La pieuvre de la mondialisation étire ses tentacules. Derrière la métaphore se cache un phénomène bien réel. Les gazoducs et les oléoducs qui se multiplient dans certaines régions du globe ne sont-ils pas une bonne illustration d'une préoccupation majeure d'un XXIe siècle globalisé, l'approvisionnement énergétique ? Dans les régions du pourtour de la Mer Caspienne, les tuyaux poussent comme des champignons. Leur utilité est double : apporter les précieuses ressources souterraines aux pays consommateurs et asseoir la dépendance énergétique de l'Ouest envers les pays à qui la richesse de leur sous-sol autorise un quasi-monopole...
1992 – 2007 : la parenthèse de l'Equateur hors du giron de l'OPEP pourrait bientôt se refermer. Car Quito compte bien se faire adopter à nouveau par les membres de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole.
Le Costa Rica, petit pays de quatre millions d'habitants, vient de dire « Oui » au traité de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Amérique Centrale. Une adhésion qui en dit long sur la déroute du multilatéralisme économique.
Le gouvernement russe entend vraisemblablement se servir de Gazprom et de ses acolytes pour faire son come back sur la scène économique et géopolitique internationale. Toutefois la question se pose quant à la durabilité et la soutenabilité de ce « modèle ». Le pays vit aujourd'hui largement sur ses ressources pétrolières et gazières. Future victime du « mal hollandais » en dépit d'une croissance de 6,7 % en 2006 ?
L'intrusion russe dans la course à la tête du FMI n'est pas si étonnante que cela au final. Nombreux ont été les médias à qualifier de « surprise » la désignation par Moscou d'un candidat pour contrer le grand favori, le Français Dominique Strauss-Kahn. Pourtant, il suffit de regarder les appétits du Kremlin dans moult domaines économiques et diplomatiques pour comprendre que le géant russe compte bien peser dans l'ordre mondial.
Le temps passe mais rien ne se passe. Et c'est bien ce qui inquiète le directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce. Pascal Lamy aimerait tellement voir le début de la fin du Cycle de Doha qu'il multiplie les aiguillons.
L'OMC vient d'accoucher d'un nouveau texte. Il était temps. Le cycle de négociations dit du Développement, entamé à Doha en 2001, s'est enlisé – il aurait déjà dû finir en 2004 – et bute notamment sur la question des subventions agricoles et industrielles.
DSK au FMI. Nicolas Sarkozy l'y voit déjà. Décidément le nouveau Président français ne fait rien comme les autres. De droite, il prône l'ouverture et multiplie les appels du pied aux personnalités de gauche, réussissant haut la main sa politique de déstabilisation auprès de l'opposition. Mieux, DSK est devenu « le candidat » de près de 500 millions d'Européens . Une belle revanche pour celui qui n'avait pas réussi à convaincre les 200 000 militants socialistes de sa candidature à l'Elysée.