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Même si elle n'est pas encore terminée, la crise récente aura au moins permis à trois personnalités de tirer leur épingle du jeu. En l'occurrence Gordon Brown, Nicolas Sarkozy et Barak Obama. Du moins pour le moment, car l'environnement est tellement changeant que les premiers d'aujourd'hui, qui étaient les derniers d'hier, pourraient très bien le redevenir demain.
Après deux ans de croissance faible aux Etats-Unis, deux trimestres de récession en Europe, quinze mois de crise bancaire et quarante jours de panique boursière, la planète économico-financière est désormais à la croisée des chemins. Le choix qui s'offre à nous est assez binaire : soit nous allons vivre une réédition de la crise qui a suivi le krach de 1929 en plus grave, soit nous allons redémarrer et déjouer les scénarios catastrophes consensuels.
Déjà structurellement animés par le mimétisme et l'exubérance irrationnelle, les marchés sont en train de devenir masochistes. Ainsi, depuis un peu plus d'un an, ils ne pensent qu'à une seule chose : se faire mal, de plus en plus mal. Ce comportement destructeur a, il est vrai, atteint un nouveau paroxysme depuis le 15 septembre dernier et la faillite de Lehman Brothers.