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Les analyses hebdomadaires
« Pendant une période de temps considérable ». Tel est le principal message adressé par la Présidente de la réserve fédérale américaine Janet Yellen lors du dernier FOMC en matière d’évolution des taux directeurs de la Fed. Autrement dit, après avoir annoncé une première hausse du taux objectif des federal funds pour la mi-2015, les dirigeants monétaires américains ne semblent plus sûrs de rien.Toujours est-il que, même si la Fed prend son temps pour agir et ne souhaite prendre aucun risque, elle augmentera ses taux directeurs avant que la BCE ne le fasse. En effet, comme ne cesse de le confirmer Mario Draghi et les dirigeants monétaires eurolandais, le taux refi restera également sur des planchers historiques pendant une période considérable. La grande différence qui persiste entre les deux côtés de l’Atlantique réside néanmoins dans les écarts de croissance qui demeurent particulièrement élevés. Et pour cause : si la progression annuelle du PIB américain devrait dépasser les 2,1 % cette année et les 3 % en 2015, celle du PIB eurolandais avoisinera 0,7 % cette année et au mieux 1 % l’an prochain. Pis, alors que les derniers indicateurs avancés annoncent une accélération de l’activité outre-Atlantique, ceux de la zone euro indiquent une rechute qui a d’ailleurs déjà commencé. La seule bonne nouvelle de ces différences de croissance et de politique monétaire réside dans la poursuite inévitable de la baisse de l’euro face au dollar. La devise européenne devrait effectivement se rapprocher des 1,15 dollar pour un euro d’ici l’été 2015, permettant enfin à la croissance eurolandaise de dépasser durablement et significativement la barre des 1 %... en 2016. Mieux vaut tard que jamais.