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Les analyses hebdomadaires
Après cinq étés pourris (de 2007 à 2011), puis deux étés ensoleillés (2013 et 2013), les marchés boursiers sont bien partis pour connaître un été 2014 pluvieux, voire orageux. Comme dirait Georges Perec, « Je me souviens » : Eté 2007, éclatement de la crise des « subprimes »; un an plus tard, flambée du pétrole à 150 dollar le baril, puis faillite de Lehman Brothers ; été 2009, craintes d’un « double dip » (une rechute de l’activité économique), notamment aux Etats-Unis. Enfin, lors des étés 2010 et 2011, c’est au tour de la crise grecque et des inquiétudes sur la viabilité de la zone euro de faire plonger les marchés. Fort heureusement, les deux années suivantes ont mis fin à cette malédiction estivale. En 2012, grâce au sauvetage de la zone euro par la BCE, les indices occidentaux progressent d’environ 8 % entre juin et septembre. Quant à 2013, grâce à une croissance mondiale soutenue et à une action toujours très accommodante des principales banques centrales de la planète, la performance estivale avoisine les 7 %. Alors, jamais deux sans trois ? Sur ce plan, rien n’est moins sûr. En effet, en dépit du fort rebond de la croissance américaine au deuxième trimestre, de la vigueur de l’activité économique en Chine et en Allemagne et plus globalement de la bonne performance de la marche des affaires mondiale, les risques restent élevés. Ils sont bien sûr géopolitiques : Ukraine, Syrie, Irak, Lybie, Gaza… les facteurs de tensions guerrières ne manquent pas. Mais, au-delà de ces évènements incontrôlables (on pourrait d’ailleurs y ajouter le développement du virus Ebola en Afrique), les ingrédients économiques présentent également des sources d’inquiétudes. Cet été, les marchés boursiers internationaux pourraient d’ailleurs tester des planchers temporaires, dans le sillage de mauvaises nouvelles géopolitiques et/ou statistiques. Une forte volatilité et une baisse estivale de l’ordre de 8 % du Dow Jones et du Cac 40 pourraient ainsi s'observer. Bonnes vacances quand même et bonnes montagnes russes à toutes et à tous…