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Les analyses hebdomadaires
Si, pour l’instant, la situation de la Grèce et celle de la France demeurent apparemment différentes, elles sont en fait très proches. En effet, dans les deux cas, les dirigeants du pays essaient de gagner du temps en masquant la réalité économique et financière à leurs concitoyens et, par la même occasion, au reste du monde. Le pire c’est que, pour le moment, ça marche... Certes, les dirigeants grecs sont au firmament du mensonge et de la manipulation. Ainsi, en plus d’essayer de nous faire croire qu’ils vont faire de vraies réformes économiques structurelles et réussir enfin à collecter l’impôt, tout en réduisant leurs déficits publics (cela ne fait que quinze ans qu’ils le promettent avec les résultats que l’on connaît), ils ont désormais décidé de pousser le bouchon un peu plus loin. En effet, plutôt que de s’excuser de leurs erreurs et d’avouer qu’ils ne rembourseront pas leurs dettes, ils n’hésitent plus désormais à jeter l’opprobre sur leurs partenaires espagnols et portugais, qui, à juste titre, ne comprennent pas la multitude des cadeaux consentis à la Grèce qui, vis-à-vis des efforts douloureux réalisés en Espagne et au Portugal, apparaissent particulièrement injustes. Nous retrouvons là le syndrome de la cigale et de la fourmi, régulièrement observé entre la France et l’Allemagne, lorsque la première critique ouvertement la seconde alors qu’elle n’a pas mené un dixième des réformes engagées outre-Rhin. A l’évidence, France-Grèce, même combat... Mais aussi, mêmes mensonges. Car, de la même façon que les dirigeants grecs promettent qu’ils vont réformer leur économie et augmenter les recettes fiscales en vain, ceux de la France continuent de faire preuve d’ingéniosité pour annoncer que la reprise va finir par s’imposer dans l’Hexagone. Mais attention : plus on tarde à affronter les problèmes, plus ces derniers sont difficiles à résoudre. Dans quelques mois, la vérité ne pourra donc plus être cachée : les Grecs ne rembourseront pas leurs dettes et les Français retrouveront le triste chemin de la récession. Dommage...
A suivre du 2 au 6 mars :
- Lundi 2, 2h45 (heure de Paris) : l’indice HSBC PMI des directeurs d’achat dans l’industrie chinoise retrouve la barre des 50.
- Lundi 2, de 9h50 à 10h : légère révision baissière des indices PMI « industrie » dans la - zone euro, en Allemagne, et en France.
- Lundi 2, 11h : nouvelle aggravation de la déflation dans la zone euro.
- Lundi 2, 11h : le taux de chômage eurolandais se stabilise à 11,4 %.
- Lundi 2, 14h30 : les revenus et la consommation des ménages américains augmentent modérément.
- Lundi 2, 16h : l’indice ISM des directeurs d’achat dans l’industrie américaine remonte légèrement.
- Mercredi 4, 2h45 : petite hausse de l’indice HSBC PMI des directeurs d’achat dans les services en Chine.
- Mercredi 4, de 9h50 à 10h : les indices PMI « services » sont revus en légère baisse mais restent bien orientés dans la zone euro, en Allemagne, et en France.
- Mercredi 4, 14h15 : bonne tenue des créations d’emplois outre-Atlantique selon ADP malgré les intempéries.
- Mercredi 4, 16h : l’indice ISM des directeurs d’achat dans le secteur non-manufacturier progresse et reste particulièrement dynamique.
- Jeudi 5, 13h : nouveau statu quo pour la Banque d’Angleterre.
- Jeudi 5, 13h45 : la BCE en fait de même.
- Jeudi 5, 14h30 : la productivité américaine recule au quatrième trimestre, mais un peu moins qu’en première estimation.
- Jeudi 5, 14h30 : rebond technique des commandes industrielles aux Etats-Unis.
- Vendredi 6, 8h : légère baisse corrective de la production industrielle allemande.
- Vendredi 6, 8h45 : encore 3,5 milliards d’euros de déficit commercial français.
- Vendredi 6, 14h30 : le déficit extérieur américain se réduit mais reste élevé à 42 milliards de dollars.
- Vendredi 6, 14h30 : intempéries obligent, les créations d’emploi ralentissent et le taux de chômage ne baisse pas aux Etats-Unis.