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Les analyses hebdomadaires
Ah, combien de fois avons-nous entendu les dirigeants politiques et monétaires de la planète ainsi que de trop nombreux économistes entonner en cœur ce refrain enjoué « la crise est finie ! ». Et pourtant, combien de déceptions ! Certes, avec le retour de la Grèce sur les marchés obligataires, la baisse des taux longs dans les pays du Sud ou encore la bonne tenue des bourses internationales, il pourrait être tentant de remettre le couvert et de reprendre cette même ritournelle, en y ajoutant : « oui cette fois-ci, c’est la bonne, la crise est bien terminée ». D’ailleurs, c’est en grande partie le cas à l’échelle du globe. En effet, en dépit d’un ralentissement mesuré, la croissance mondiale est et restera forte : selon nous, elle sera comprise entre 3,5 % et 4 % cette année, c’est-à-dire environ 0,5 point de plus que le niveau moyen des trente dernières années. Mieux, elle devrait se stabiliser autour de ce même résultat en 2015. C’est en partie sur la base de ces perspectives que les marchés boursiers ont pu rester bien orientés et atteindre de nouveaux sommets historiques, notamment aux Etats-Unis, mais aussi en Allemagne. Pour autant, en dépit des apparences, l’UEM n’est pas sortie de la crise, dans la mesure où sa croissance demeure trop faible, ne serait-ce que pour rembourser la charge annuelle des intérêts de la dette publique. Tant que l’euro sera supérieur à 1,30 dollar, que les impôts ne baisseront pas et que la dépense publique ne sera pas mieux utilisée, la crise continuera. Pour le moment, les marchés boursiers refusent d’admettre cette évidence et préfèrent oublier temporairement la crise eurolandaise. Mais lorsqu’ils sortiront de leur « paradis artificiel », le réveil sera douloureux.