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Les analyses hebdomadaires
Ca y est, c’est fini : après six ans de fonctionnement et trois phases d’activation (2008, 2010 et 2012), soit un volume total d’environ 3 600 milliards de dollars, le « Quantitative Easing » (QE) de la Réserve fédérale américaine, ou « planche à billets » pour les intimes, s’est arrêté. Il ne s’agit évidemment pas d’une surprise, puisque dès le début 2014, Janet Yellen, alors fraichement nommée à la tête de la Fed, avait averti que cette politique ultra-accommodante se terminerait fin octobre. Il y a donc déjà un point positif : « Mamie Yellen » et la Fed tiennent leurs promesses. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les marchés financières n’ont pas sur-réagi négativement à cette mesure. Mais ce n’est pas tout. Car, au-delà d’être conforme aux annonces de la Fed, l’arrêt du QE apparaît salutaire tant pour l’avenir de l’économie américaine que pour celui des marchés financiers. Autrement dit, si le changement de ton de la Fed peut déplaire, voire inquiéter, il est avant tout logique, voire indispensable. En effet, s'il était normal d'actionner la « planche à billets » et de maintenir les taux de la Fed à zéro lorsque la croissance était absente, à présent que cette dernière est revenue durablement et que le chômage américain baisse significativement, cette politique ultra-accommodante n'est plus nécessaire. De plus, il est également urgent de permettre à la Fed de se reconstituer une marge de manœuvre pour pouvoir mieux réagir lors de la prochaine crise. Cela signifie donc qu’après avoir arrêté la « planche à billets », la Fed doit désormais songer à augmenter son taux objectif des federal funds. D'où une question : comment vont réagir les marchés ?