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Les analyses hebdomadaires
Depuis la crise de 2008-2009, et en dépit de la forte reprise de l’année 2010, la question revient très régulièrement : et si la croissance mondiale finissait par rechuter fortement ? A l’appui de ce sombre scénario, les arguments sont pléthore : risques géopolitiques, rechute de l’économie américaine, effondrement de la croissance chinoise, nouvelle crise du monde émergent ou encore retour de la récession dans la zone euro. Jusqu’à présent seule cette dernière a « tenu ses promesses ». Et pour cause : elle a non seulement rechuté vers la récession, mais a aussi été incapable de dépasser durablement les 1 % de croissance. En fait, depuis 2010, seules la résistance de la Chine et celle des Etats-Unis ont permis à la marche mondiale des affaires d’éviter le repli. Il faut dire que les politiques monétaires de ces deux locomotives de l’économie planétaire ont été sans faille et ont tout fait pour éviter le retour de la récession et a fortiori de la déflation. Mieux, depuis deux ans, la BCE a également apporté sa pierre à l’édifice. Pour autant, la zone euro reste toujours menacée par la baisse des prix et ses corollaires, à savoir le recul de la production et l’augmentation du chômage. Depuis quelques semaines, la baisse marquée de l’euro/dollar pourrait inverser cette spirale dévastatrice. Néanmoins, pour le moment, cette dépréciation reste insuffisante. En effet, tant que l’euro ne retrouve pas son niveau d’équilibre d’environ 1,15 dollar, l’UEM demeure incapable de retrouver le chemin de la croissance forte. D’ores et déjà, il paraît inévitable que l’économie eurolandaise continuera de stagner jusqu’à la fin 2014. Sur cette faiblesse chronique viennent s’ajouter de nombreux risques géopolitiques (Ukraine, Russie, Irak…) ou sanitaires (Ebola) qui ne manqueront pas d’affecter négativement la confiance des investisseurs et de limiter par là même le niveau de la croissance économique. De plus, même s’ils sont en sommeil, les risques financiers restent majeurs : Argentine, Brésil, Thaïlande et, plus proche de nous, Portugal, Grèce, Italie et bientôt France...