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Les analyses hebdomadaires
l’instar de son « patron », François Hollande, Manuel Valls faisait presque peine à voir lorsqu’il essayait de défendre devant Angela Merkel le sérieux budgétaire de la France en dépit de ses énièmes dérapages. Habituée à faire semblant d’être compatissante à l’égard de la France, la Chancelière allemande adoptait la même position qu’avec MM. Chirac, Sarkozy et Hollande : sympathie mais fermeté, avec pour message subliminal « parle toujours tu m’intéresses ». Car, c’est bien là le problème des relations franco-allemandes : depuis plus de vingt ans, les dirigeants français font des promesses, mais ne les tiennent pas. Pire, leurs réalisations économiques sont souvent aux antipodes de ce qu’ils avaient annoncé. Face à ces mensonges à répétition, ils ne sont donc plus crédibles et ni les Allemands, ni leurs partenaires européens ne les croient. Face à cette triste situation, de plus en plus de voix s’élèvent, en particulier en France, pour critiquer le positionnement allemand de l’Europe et notamment de la zone euro. « Et si finalement les Allemands avaient tort ?!» entend-on ici et là. Peut-être, mais, en attendant, les seuls qui ont réussi à sortir de la crise sans trop de dégâts sont justement les Allemands. Les mesures prônées par ces derniers (réduction des charges sur les salaires, diminution de la pression fiscale, notamment sur les entreprises, fluidification du marché du travail, amoindrissement des dépenses publiques vers plus d’efficacité) ne sont donc pas expérimentales mais ont déjà fait leur preuve. A l’inverse, les propositions alternatives françaises de dérapage budgétaire et d’augmentation des dépenses publiques ont prouvé qu’elles étaient vouées à l’échec. Ainsi, plus la France tardera à emprunter la voie de la rationalité économique, plus son poids sur la scène européenne et internationale s’amoindrira, et plus l’Allemagne dominera l’Europe. Les cartes sont donc bien entre nos mains. Il suffit de savoir bien les utiliser…
A suivre du 29 septembre au 3 octobre :
- Lundi 29, 11h (heure de Paris) : nouvelle baisse de l’indice de sentiment économique dans la zone euro.
- Lundi 29, 14h30 : les revenus et la consommation des ménages bien orientés aux Etats-Unis.
- Mardi 30, 8h45 : la consommation des ménages reculent dans l’Hexagone.
- Mardi 30, 8h45 : la dette publique française atteint 95 % du PIB.
- Mardi 30, 9h55 : stabilisation du taux de chômage en Allemagne.
- Mardi 30, 11h : le taux de chômage de la zone euro stagne à 11,5 %.
- Mardi 30, 11h : l’inflation eurolandaise à 0,3 %.
- Mardi 30, 16h : l’indice de confiance des ménages du Conference Board augmente légèrement aux Etats-Unis.
- Mercredi 1er, 3h45 : l’indice PMI HSBC légèrement au-dessus des 50 en Chine.
- Mercredi 1er, de 9h50 à 10h : révision baissière des indices PMI dans la zone euro, en Allemagne et en France.
- Mercredi 1er, 14h15 : environ 200 000 créations d’emploi selon l’ADP.
- Mercredi 1er, 16h : l’indice ISM dans l’industrie manufacturière toujours dynamique aux Etats-Unis.
- Jeudi 2, 13h45 : la BCE a fait le maximum et maintient donc son taux refi à 0,05 %.
- Jeudi 2, 16h : baisse corrective des commandes industrielles aux Etats-Unis.
- Vendredi 3, 3h : bonne tenue de l’indice PMI dans les services en Chine.
- Vendredi 3, de 9h50 à 10h : révision baissière des indices PMI dans les services dans la zone euro.
- Vendredi 3, 14h30 : 200 000 créations d’emploi et 6,0 % de taux de chômage aux Etats-Unis.
- Vendredi 3, 14h30 : quasi-stabilisation du déficit commercial américain.
- Vendredi 3, 16h : l’indice ISM dans le secteur non-manufacturier se maintient à un niveau élevé outre-Atlantique.