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Les analyses hebdomadaires
Disons-le, au risque de choquer : après l’angélisme qui prévalait sur les marchés boursiers depuis la fin de l’été, les turbulences de ces dernières semaines ne font que remettre les pendules à l’heure. En effet, qu’il s’agisse d’un Dow Jones proche des 18 000 points, d’un Dax à plus de 10 000 points ou d’un Cac 40 à 4 500 points, la flambée des grands indices boursiers internationaux commençait à devenir excessive. La crise russe est donc venue sonner le glas (du moins temporairement) de l’euphorie boursière, mais là aussi, les excès restent de mise. Certes, les arguments pour justifier la correction sont pléthores. Il y a tout d’abord et principalement l’effondrement de l’économie russe, puis du rouble. Cette « descente aux enfers » serait notamment le produit de l’embargo sur les produits russes lié au conflit ukrainien et surtout de la chute des cours pétroliers. Cette dernière constitue d’ailleurs le deuxième facteur explicatif de la déprime boursière puisqu’elle serait soi-disant annonciatrice d’un fort ralentissement de la croissance mondiale. D’où un troisième mobile : les risques accrus qui pèsent sur l’activité économique dans les pays émergents. Quatrièmement, la fin de la politique monétaire ultra-accommodante de la Fed apporte également son lot d’incertitudes, même si Janet Yellen s’est employée cette semaine à calmer le jeu. Enfin, élément récurrent depuis 2008, la zone euro continue de faire peur par au moins trois biais : une nouvelle crise politique en Grèce qui viendrait réactiver la crise de la dette publique, le maintien d’une croissance molle et l’approche de la déflation. Bref, compte tenu de l’ensemble de ces craintes, la baisse récente des marchés boursiers apparaît tout à fait logique et ne fait finalement que corriger une flambée qui était excessive. Mais, une fois la correction effectuée, il ne faudrait pas non plus « jeter le bébé avec l’eau du bain ». En effet, comme souvent, les marchés sur-réagissent et ne parviennent pas à prendre le recul nécessaire pour relativiser les dangers environnants...