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Les analyses hebdomadaires
Et c’est reparti ! Après une remontée à 65 dollars de fin avril à fin juin, le baril de brent est reparti en forte baisse depuis bientôt un mois. Avec un niveau actuel de 53 dollars, il se rapproche de son plancher de janvier dernier aux alentours des 48 dollars. Ah, qu’elle paraît loin l’époque où le baril de brut valait plus de 100 dollars et a fortiori lorsqu’il atteignait des sommets de 150 dollars ! A l’époque, les « spécialistes » de l’or noir hurlaient que les conséquences de ce pétrole cher allaient être catastrophiques et surtout que cette flambée ne faisait que commencer, soutenant que le prix normal du baril était aux alentours des 250 dollars... Aujourd’hui, alors que le baril fluctue entre 47 et 65 dollars depuis sept mois, les mêmes « analystes », rejoints d’ailleurs par beaucoup d’autres, soulignent que la baisse de ce cours est dangereuse et annoncent un effondrement de la croissance mondiale, ainsi que la poursuite de la dégringolade du prix du pétrole… D’où une question : où est la vérité dans tout ça ? Elle n’est déjà certainement pas dans les déclarations et prévisions de ces soi-disant « spécialistes du pétrole » qui disent tout et n’importe quoi depuis des années et qui ont quasiment toujours tort. en fait, il n’y a aucune raison de s’inquiéter. En effet, il ne faut pas se tromper sur le sens de la causalité : le repli du prix du baril est principalement une conséquence du ralentissement économique passé, alors que la production pétrolière et énergétique a continué de progresser. Il n’est donc absolument pas annonciateur d’un écroulement de l’activité économique de la planète. Bien au contraire. Et pour cause : lorsque le prix du baril augmente de 10 dollars, la croissance mondiale se retrouve amputée de 0,4 point. Réciproquement, lorsqu’il baisse de 10 dollars, le gain de croissance planétaire atteint 0,4 point. Autrement dit, grâce à la baisse du prix du baril et à son corollaire, le repli des cours des principales matières premières, la croissance mondiale pourra se stabiliser durablement entre 3 % et 3,5 %. Alors, vive la baisse du pétrole et vivement l’avènement d’une économie mondiale plus forte et moins dépendante de l’or noir.
A suivre du 3 au 7 août :
- Lundi 3, 3h35 (heure de Paris) : confirmation de la résistance de l’activité industrielle au Japon.
- Lundi 3, 3h45 : L’indice HSBC PMI reste bien sous les 50 dans l’industrie chinoise.
- Lundi 3, de 9h50 à 10h : la baisse des indices Markit PMI est confirmée en France, en Allemagne et dans la zone euro.
- Lundi 3, 10h30 : l’indice Sentix de confiance des investisseurs recule légèrement dans la zone euro.
- Lundi 3, 16h : légère augmentation de l’indice ISM des directeurs d’achat dans l’industrie manufacturière américaine.
- Mardi 4, 16h : net rebond des commandes industrielles aux Etats-Unis.
- Mercredi 5, 3h45 : légère baisse de l’indice HSBC PMI des directeurs d'achat dans les services en Chine.
- Mercredi 5, de 9h50 à 10h : aggravation de la baisse des indices Markit PMI dans les services en France, en Allemagne et dans la zone euro.
- Mercredi 5, 14h15 : encore de belles créations d’emploi dans le secteur privé américain selon ADP.
- Mercredi 5, 16h : petite hausse de l’indice ISM dans le secteur non-manufacturier aux Etats-Unis.
- Jeudi 6, 8h45 : nouveau creusement du déficit extérieur français à 4,5 milliards d’euros.
- Jeudi 6, 13h : le statu quo perdure à la Banque d’Angleterre.
- Vendredi 7, 8h : l’excédent commercial allemand recule légèrement, mais reste supérieur à 20 milliards d’euros.
- Vendredi 7, 8h : la production industrielle allemande augmente faiblement.
- Vendredi 7, 8h45 : rechute de la production industrielle française.
- Vendredi 7, 14h : encore de fortes créations d’emploi et un taux de chômage de plein-emploi aux Etats-Unis.